La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a réaffirmé samedi sa détermination à voir la loi sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans mise en œuvre dès la rentrée de septembre, sous réserve de l'approbation de la Commission européenne, attendue d'ici le 10 juillet.
Dans une interview à Ouest-France, elle a souligné l'importance d'une application rapide de cette loi, qui inclut également une restriction sur l'utilisation des téléphones portables dans les lycées. Selon la ministre, cette mesure est primordiale pour le bien-être des jeunes, affirmant : "Il en va de l'intérêt de nos enfants".
Le texte, remanié par le Sénat, doit obtenir un feu vert de Bruxelles pour poursuivre son chemin législatif. Si la Commission valide le contenu, le projet sera soumis à une commission mixte paritaire avant d’être à nouveau voté par le Parlement français. La loi stipule que l'accès aux plateformes de réseaux sociaux sera interdit aux mineurs de moins de quinze ans. La nuance introduite par le Sénat distingue les plateformes nuisibles à l'épanouissement des jeunes, qui feraient face à une interdiction totale, de celles souhaitant obtenir le consentement d'un parent.
Ce dispositif de contrôle des réseaux sociaux est en réponse aux inquiétudes croissantes des parents et des spécialistes en psychologie sur l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale et le développement des adolescents. En effet, des études de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives montrent que l'utilisation excessive de ces plateformes peut causer des troubles liés à la passivité et à l'addiction numérique.
Alors que les États membres de l'UE se dirigent vers une régulation plus stricte du numérique, le débat reste ouvert sur les meilleures approches pour protéger les jeunes tout en respectant la liberté d'expression. Selon des experts, un règlement européen sur la question pourrait prendre "deux à trois ans". D'ici là, la France s'apprête à agir afin d'assurer un cadre sécurisé pour ses enfants.







