Il aurait été menacé d'être 'fait disparaître' en se faisant 'envoyer des Géorgiens'. Éric Ciotti, maire de Nice, a publié sur X ses accusations à l'encontre de Philippe Tabarot, le ministre des Transports, affirmant avoir alerté la justice sur ces propos jugés menaçants. Selon le procureur de Nice, Damien Martinelli, un 'signalement' a bel et bien été reçu et la suite des événements reste à déterminer.
Un échange explosif lors d'un événement marquant
Selon le Canard Enchaîné, cette altercation a eu lieu lors d'une visite au salon Bharat Innovates à Nice, en présence du président indien Narendra Modi et d'Emmanuel Macron. Dans son récit, Ciotti précise que Tabarot l'a interpellé publiquement, le qualifiant de 'nabot' tout en formulant des menaces explicites. Ces déclarations, qui semblent s'apparenter à des menaces préméditées au sens du Code pénal, étaient selon lui sans aucun motif provocation de sa part.
Ce incident vient aggraver un climat déjà tendu dans les Alpes-Maritimes, où Ciotti avait quitté Les Républicains en 2024 pour se rapprocher du Rassemblement national, exacerbé par des tensions internes au sein de la droite.
La réponse du ministre des Transports
Philippe Tabarot, par le biais de son entourage, a rapidement contesté la version de Ciotti, affirmant qu'il s'agissait d'une réponse à une provocation répètée de la part du maire de Nice. Il est souligné que cette interaction se situait dans le cadre d'un long historique d'animosité entre les deux hommes, exacerbée par des débats sur le transport des supporters de l'OGC Nice et la perte des Jeux Olympiques d'hiver pour la ville.
Les conseillers de Tabarot ont insinué que Ciotti cherchait à capitaliser sur cette polémique à des fins électorales, particulièrement en vue des prochaines élections sénatoriales.
Les implications pour Philippe Tabarot
À la lumière de ces accusations, Éric Ciotti a exhorté le Premier ministre Sébastien Lecornu à mettre un terme aux fonctions ministérielles de Philippe Tabarot, parlant de 'comportements d'une gravité exceptionnelle'. Reste désormais à voir la réaction du Premier ministre face à cet appel à l’action.







