Les élues, à l'instar de l'eurodéputée Emma Rafowicz et de la sénatrice Corinne Narrassiguin, veulent faire entendre leur voix concernant la GPA. Elles soutiennent une approche féministe, en insistant sur le fait que le cadre actuel en France possède des lacunes immenses. Elles affirment que "la GPA est interdite, mais cette interdiction n'est qu'un leurre, ceux qui en ont les moyens s'envolent vers l'étranger".
Le débat sur la GPA a été relancé suite à des déclarations du candidat (Renaissance) à la présidentielle, Gabriel Attal, qui a encouragé une discussion ouverte sur le sujet, provoquant un vif rejet de certaines figures politiques, notamment Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité femmes-hommes.
Des personnalités politiques en désaccord
Une quinzaine de signataires d'une tribune indiquent que la France vit une double morale sur cette question. Les élues socialistes évoquent un désir urgent de briser cette hypocrisie, clamant : "Depuis plus de 30 ans, la France tourne autour de la question sans jamais l'affronter".
"Il est impératif de répondre sans détour aux questions que l'interdit permet d'éviter", affirment les élues.
Elles plaident pour que la filiation soit formalisée par un jugement et non par des contrats, tout en promettant de défendre les droits des femmes impliquées dans ce processus. "L'objectif est d'assurer la sécurité des enfants nés de ces arrangements tout en prévenant la marchandisation des corps", déclarent-elles.
Les élues font également valoir la nécessité de protections juridiques qui garantissent le bien-être physique et psychologique de la femme qui porte l'enfant. Elles se battent pour exclure toute forme de transaction financière entre les parents et la gestante, et appellent à un financement complet de ses soins par la sécurité sociale à chaque étape de la grossesse.
Enfin, elles insistent sur l'importance d'une régulation étatique pour éviter les dérives d'un modèle purement libéral. Cet encadrement est essentiel pour garantir l'accès à la GPA à tous, indépendamment de l'orientation sexuelle ou de la situation conjugale.







