Le 27 juin, la Budapest Pride 2026 se déroulera dans une ambiance plus optimiste qu'en 2025, où la manifestation avait été prohibée par le gouvernement de Viktor Orban. L'an dernier, malgré un cadre répressif incluant des caméras de surveillance, près de 300 000 personnes avaient bravé l'interdiction pour réclamer leurs droits. Pour cette édition, les organisateurs peuvent s'attendre à un soutien officiel des autorités.
Peter Magyar, le nouveau Premier ministre, a récemment exprimé son soutien à la Marche, affirmant être “ouvert à discuter des droits des couples LGBTQI”, comme l'a rapporté 24.hu. Cette déclaration marque un tournant notable, surtout après l'interdiction du défilé de l'année précédente, où le maire de Budapest, Gergely Karacsony, avait reçu des poursuites judiciaires pour son soutien à l'événement.
Soutien populaire au mariage et à l'adoption
Les propos de Magyar sont en accord avec l'opinion publique croissante en faveur des droits LGBTQI. Un sondage récent mené par l'institut Median, relayé par Portfolio, révèle que 57 % des Hongrois souhaitent abroger les lois restrictives existantes, alors que 68 % des personnes interrogées se prononcent pour le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe.
Toutefois, l'essor de la visibilité LGBTQI ne plaît pas à tout le monde. Le 21 juin, un homme a été vu en pleine action en train de jeter des drapeaux arc-en-ciel dans le Danube, comme l'a rapporté Telex. Ces actes de provocation ont suscité des contre-manifestations, et la municipalité a répondu en ornant la ville de drapeaux LGBTQI, affirmant que la Pride est une “célébration nationale”.
De plus, la commissaire européenne à l’Égalité, Hadja Lahbib, participera à la Budapest Pride 2026. Ce soutien international est significatif alors que Magyar continue de se positionner en faveur des droits des personnes LGBTQI. Depuis son investiture, il a exprimé le désir d'une Hongrie où “personne n'est stigmatisé pour être différent”, tout en n'ayant pas encore abordé en profondeur ces questions durant sa campagne électorale.
Alors que la communauté LGBTQI formule des attentes précises — notamment la reconnaissance légale des transgenres et la fin des thérapies de conversion — le défilé de ce 27 juin s'annonce comme un moment clé pour amplifier ces revendications et faire pression sur le gouvernement.







