Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a confirmé que le comité d'alerte des finances publiques se réunira le 7 juillet. Au programme : un état des lieux éclairant au sujet des finances du pays et l'annonce de nouvelles coupes budgétaires.
"Depuis le début de l'année, l'économie française a subi plusieurs chocs. La guerre en Iran et les vagues de chaleur en sont les principaux facteurs", a expliqué Amiel sur France Inter. L'urgence est palpable, et le ministre a affirmé que le comité aura pour mission de dresser un bilan des conséquences économiques engendrées par ces événements.
Dans un récent rapport, la Cour des comptes a sonné l'alarme sur l'état critique des finances publiques, indiquant que le ratio de la dette française a franchi la barre des 117,5% du PIB. Ce taux reste le seul dans la zone euro à avoir nettement dépassé les niveaux observés durant la crise sanitaire liée au Covid-19. "Nous sommes dans une situation très préoccupante. On est assis sur un baril de poudre", a martelé David Amiel. Ce dernier ajoute que le déficit public français figure parmi les plus élevés d'Europe.
Évidemment, une réduction de 6 milliards d'euros doit être compilée pour équilibrer les prévisions budgétaires de 2026, a souligné Gérard Larcher, président du Sénat.
Le ministre des Comptes publics a souligne l'importance de générer des marges budgétaires afin de financer des investissements, notamment pour faire face au changement climatique. Il a également déclaré être opposé à une loi de finances rectificative pour 2026, comme le demande Eric Coquerel, estimant qu'il était nécessaire de réformer le modèle social français.
Pour 2027, David Amiel a mentionné que le gouvernement ira discuter avec la droite et la gauche républicaines, tout en excluant le Rassemblement national et La France insoumise des négociations.
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