Les services de Matignon ont déclaré, ce samedi 27 juin, que bien que la canicule commence à s'atténuer, ses conséquences sanitaires demeurent encore présentes durant plusieurs jours. Un nouvel état de crise a été engagé pour faire face aux effets résiduels de ce phénomène météorologique exceptionnel.
"La canicule recule, mais son poids sur le système de santé persiste. Nous devons nous attendre à un plateau élevé de cas liés à la déshydratation et aux hospitalisations différées", a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de cette réunion intermédiaire, qui s'est tenue en visio.
Actuellement, 37 départements restent en vigilance rouge, malgré une amélioration climatique attendue d'ici dimanche soir grâce à l'arrivée d'une masse d'air plus frais. Météo-France prévoit un retour à des conditions plus normales, bien qu'un risque d'orages violents soit également anticipé.
La levée des alertes à l'horizon
Cette canicule, la plus violente jamais enregistrée, a eu des répercussions sur divers secteurs de la vie quotidienne : annulations d'événements, hausse de la mortalité et hôpitaux sous pression. Un expert en climatologie, interrogé par France 24, souligne que ces pics de chaleur peuvent générer des effets à long terme sur la santé publique, exacerbant notamment les maladies préexistantes chez les populations vulnérables.
Les prévisions de Météo-France indiquent que les alertes devraient être levées autour de 22 heures dimanche, quand une brise fraîche commencera à affecter l'ouest et le nord du pays. Toutefois, l'agence souligne que la vigilance reste de mise en raison des températures élevées qui continueront de peser sur l'ensemble du territoire durant le week-end.
Alors que s'annonce le retour de températures plus fraîches, la nécessité de prendre soin des plus fragiles reste une priorité. Des initiatives locales, comme des distributions d'eau et des espaces frais dans les villes, sont mises en place pour soutenir les populations les plus exposées.







