Trumpisme à la bordelaise ?
Thomas Cazenave, le nouveau maire de Bordeaux, a demandé à ses électeurs de faire preuve de patience jusqu'à la rentrée de septembre pour découvrir son projet pour la ville. Toutefois, il n’a pas tardé à se mettre en avant sur les réseaux sociaux. Sa communication, riche en vidéos le montrant en interaction sur le terrain, suscite l'agacement, même au sein de son propre camp. Ce mécontentement est palpable, particulièrement depuis qu'il a partagé une lettre de la direction régionale des finances publiques soulignant la dégradation inquiétante des finances municipales. Sur fond de lettres en grosses lettres jaunes, Cazenave s’inspire de la manœuvre de Donald Trump en exposant la lettre en gros plan. Reste à voir si cette méthode est effectivement un « bon deal ».
À l’affiche, mal en point
La nostalgie s’invite avec Hugues Martin, ancien maire de Bordeaux, qui s’indigne de la disparition d’une affiche historique de l’appel du 18 juin 1940, qu’il avait offert à Jacques Chaban-Delmas dans les années 1980. Selon Martin, cette perte témoigne de l'incompétence des dirigeants actuels, en particulier ceux des Républicains, plus préoccupés par la candidature de Retailleau pour 2027 que par la préservation des archives. Une indication troublante sur la gestion des souvenirs politiques.
Mister Freeze lors de la canicule
Le 20 juin, sous une vigilance rouge canicule, la préfecture de Gironde a tenu une conférence de presse pour annoncer les mesures prises dans les lycées pour lutter contre la chaleur. Le recteur de l’académie, Jean-Marc Huart, a évoqué des solutions innovantes comme les brumisateurs mais a aussi mentionné la distribution de bâtonnets glacés, des Mister Freeze. Une idée jugée amusante par Huart, bien qu’il apporte des réserves sur les bienfaits du sucre dans la glace. Espérons que cette initiative n'est pas la seule solution pour rafraîchir les élèves !
Les fiertés sous le feu des critiques
Le 25 juin, la ville de Mios a célébré la première journée des fiertés, mais cela a révélé des tensions au sein du conseil municipal, avec une faible participation des élus locaux. Après avoir reçu des menaces anonymes homophobes, le maire PS, Cédric Pain, a été choqué par le vandalisme du passage piéton rainbow, recouvert d'insultes. Dans une déclaration, il a affirmé que le respect ne requiert pas l’adhésion.
Agrément retiré
L’Institut de formation des élus locaux (Iforel), lié au Rassemblement National, a vu son agrément annulé par le ministère de l’Aménagement du territoire, une décision confirmée par le tribunal administratif de Paris. Cette situation prémunit le RN contre le financement public pour la formation de ses élus. Le journal Le Monde souligne que ce revers a des répercussions en Gironde, où Jimmy Bourlieux, le directeur de l’Iforel et membre du RN, est également candidat à la municipalité de Mérignac.
Étoile filante au conseil municipal
Pierre-Henri Nivet, élu du Rassemblement national à Eysines, n’a pas laissé une empreinte durable. Remplaçant à la dernière minute, il a quitté le conseil municipal après moins de trois mois. Sa démission soulève des questions sur la stratégie de renouvellement du RN, qui semble privilégier la disparition à la construction politique.
Coupure de courant surprenante
Lors d'une séance de conseil à Bordeaux Métropole, alors que l’audit alarmant sur les finances était en cours, une coupure de courant a interrompu les discussions. Emmanuel Sallaberry, maire de Talence, a plaisanté sur le manque de fonds, disant : « Je vous avais dit qu’il n’y avait plus d’argent ! »
Une torpeur ambiante
Bien que la lumière ait été rétablie rapidement, la climatisation du conseil n’a pas suivi. Thomas Cazenave a exprimé son inquiétude face à une possible dégradation des débats. Un retour à une atmosphère de torpeur semble inévitable, exacerbant les difficultés de gestion dans la période actuelle.







