Ce samedi 14 février, une poignée de représentants d’associations et de collectifs environnementaux s’est rassemblée à Marchaux. Le but de cette initiative : alerter le public et les candidats aux élections municipales sur les projets d’artificialisation des zones agricoles et naturelles à Marchaux, Marnay et Ruffey-le-Château.
En bordure de l’A36, près de Marchaux, deux banderoles attirent l'attention : l’une proclame « Qui sème le béton aura la dalle », tandis que l’autre souligne « nature à préserver ≠ vide à combler ». Ils étaient neuf à participer à cette action, représentant des collectifs comme Les Soulèvements de la Terre, France Nature Environnement, et Zone Verte Marchaux. L’objectif était clair : sensibiliser les citoyens à l'importance de la préservation des terres agricoles.
Les militants veulent s’opposer à plusieurs projets d’artificialisation dans le Doubs et en Haute-Saône, notamment celui de Grand Besançon Métropole, qui prévoit de transformer 37 hectares de bonnes terres agricoles en zone d'activité économique. "Perdre ces terres agronomiques de qualité soulève des questions cruciales sur notre souveraineté alimentaire", déclare un militant, Michel, qui préfère garder l’anonymat.
Michel souligne également l'impact écologique de ces projets, rappelant que la zone concernée est classée comme extrêmement sensible aux pollutions. "Va-t-on vraiment construire 40 hectares d'industrie sur un terrain aussi vulnérable ? Cela pourrait nuire à nos eaux souterraines et engendrer une multiplication des trajets en voiture pour les futurs employés," s’interroge-t-il.
Des alternatives à l'artificialisation
Face à ces projets, Régis, le président de l’association La Fauvanelle, propose d’explorer des solutions comme la valorisation des friches industrielles plutôt que d'étendre l'urbanisation sur des terres agricoles. "Beaucoup de bâtiments sont actuellement inoccupés dans nos communes. Pourquoi ne pas les réhabiliter ?" explique-t-il, plaidant ainsi pour un développement plus durable.
La loi Climat et résilience de 2021 a fixé un objectif ambitieux : atteindre zéro artificialisation nette (ZAN) d'ici 2050. Ainsi, si des espaces naturels se voient transformés, la loi impose une compensation via la renaturation d'une surface équivalente, assurant ainsi la préservation de l'environnement pour les générations futures.







