Selon les informations rapportées par Le Parisien, un proche de Christian Estrosi a été placé en garde à vue, une dizaine de jours après la découverte d'une tête de porc et d'une étoile de David à son domicile. Ce fait divers rocambolesque éclaire d'un jour nouveau la campagne électorale oppressant le maire de Nice, déjà en pleine tourmente.
Le 27 février, ces symboles provocateurs avaient déjà suscité un tollé, notamment pendant une compétition politique serrée entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, son ancien collaborateur devenu adversaire, qui dirige maintenant l'UDR, un parti soutenu par le Rassemblement national.
Les choses se sont intensifiées le 6 mars avec l'interpellation de deux ressortissants tunisiens, désormais sous les verrous pour provocation publique à la haine raciale ou religieuse. Des images de caméras de surveillance ont montré un groupe de quatre individus autour du domicile, ce qui a conduit à des interrogations croissantes quant à la source de cette intimidation. En revanche, le procureur Damien Martinelli a confirmé que quatre autres Français avaient été entendus dans le cadre de cette affaire, avec deux d'entre eux toujours en garde à vue.
Une manipulation venant du camp Estrosi ?
Les enquêteurs semblent désormais envisager la possibilité d'une manipulation orchestrée depuis l'entourage d'Estrosi. Des éléments subtils, comme une conversation retrouvée sur le téléphone d'un des suspects ayant impliqué une collaboratrice du maire, laissent supposer une intrigue plus profonde. Olivier Baratelli, avocat de Christian Estrosi, déclare que son client est “une victime d'une tentative de déstabilisation” et d’une “infiltration.”
La collaboratrice a affirmé aux enquêteurs qu'elle avait recruté les deux Tunisiens, affirmant qu’ils pourraient contribuer à améliorer l'image de Christian Estrosi sur les réseaux sociaux. Bien que rien ne soit retenu contre elle pour le moment, cette situation complexe a mis des doutes sur l'intégrité de la campagne politique. Ces individus auraient été vus aux côtés du maire à de multiples reprises, rendant la situation encore plus délicate.
En parallèle, l'un des gardés à vue serait un ancien membre des autorités de surveillance, ayant récemment quitté son poste pour embrasser une carrière en tant que détective privé en Tunisie. Cette implication ajoute une couche d'énigme à une affaire déjà explosive et suggère des ramifications bien plus larges que prévu.







