Depuis le 4 mai 2026, l'instauration des repas à un euro au restaurant universitaire Lumière de Besançon, si appréciée par les étudiants non boursiers, soulève de sérieuses inquiétudes parmi le personnel de restauration. En 2025, pas moins de 800.000 repas avaient été distribués dans la ville, avec une part significative allant aux boursiers.
Une affluence redoutée
Pour Lydie, agent de restauration depuis 33 ans, cette mesure pourrait entraîner une surcharge de travail : "La charge de travail va inévitablement augmenter car nous allons devoir servir plus d’étudiants". La direction du Crous de Bourgogne-Franche-Comté anticipe une hausse de 12,5% de la fréquentation dans les restaurants universitaires. Elle envisage donc un échelonnement des horaires de cours pour éviter un afflux massif à la pause déjeuner.
Des inquiétudes sur la qualité des repas
Les craintes d'une baisse de la qualité et de la quantité des repas sont en accroissement. Jean-François, un cuisinier du Crous, s'inquiète : "Un repas à ce tarif ne peut fournir la même qualité; au lieu de 120 grammes de viande, on n’aura peut-être que 100 grammes". Bien que Murielle Baldi, directrice générale du Crous, affirme que "la quantité et la qualité resteront inchangées", le contexte financier semble difficile, préfigurant une aggravation du déficit déjà préoccupant du Crous.
Alors que le personnel se prépare à accueillir davantage d'étudiants, l'incertitude continue de peser sur le Crous de Besançon. Les répercussions de cette initiative, bien qu'annoncée comme une mesure privilégiée pour les étudiants, pourraient, à terme, devenir catastrophiques si les préoccupations du personnel ne sont pas prises en compte.







