Cette semaine, le Crous a annoncé l'extension de l'offre de repas à un euro à tous les étudiants, sans condition de ressources. Une mesure qui soulève des questions sur la viabilité économique de cette initiative, surtout dans un contexte de tensions budgétaires déjà existantes.
La directrice du Crous Bourgogne-Franche-Comté, Murielle Baldi, a estimé que cette généralisation pourrait entraîner une perte de 1,9 million d'euros, à condition que la fréquentation des six Restos U de Besançon ne monte pas en flèche. En revanche, si l'afflux d'étudiants augmente de 12,5 %, les pertes pourraient atteindre 2,4 millions d'euros. "Economiquement, ce n’est pas viable", a averti Baldi lors d'une conférence de presse, soulignant l'impératif d'une fréquentation accrue pour compenser ces pertes.
Du côté des étudiants, cette mesure est accueillie positivement. Beaucoup voient dans un repas à un euro un soutien bienvenu dans un contexte inflationniste où le coût de la vie étudiante est en forte augmentation. En effet, d’après une étude réalisée par l’UNEF, 45% des étudiants peinent à boucler leurs fins de mois. Le repas à un euro semble donc une solution partielle pour alléger leur charge financière.
Pourtant, la question du financement se pose. Le Crous, qui gère les restaurants universitaires, va devoir redoubler d'efforts pour attirer davantage d'étudiants tout en trouvant des moyens d'équilibrer son budget. Les gestionnaires d'établissements parallèles mettent en avant la nécessité de partenariats avec des entreprises locales afin de soutenir cette initiative et d’éviter une crise économique dans les services de restauration universitaire.
Comme l’a souligné Crous Bourgogne-Franche-Comté, le défi sera de concilier l’accessibilité alimentaire pour tous les étudiants avec un modèle durable qui permet de maintenir cette offre dans le temps. Seul l'avenir dira si cette initiative sera bénéfique pour les uns sans être un désastre financier pour les autres.







