En 2012, l'AJA, après avoir passé 32 ans dans l'élite du football français, connaît une descente brutale en Ligue 2. Ce retournement de situation, à peine imaginable pour les supporters, est le fruit d'une saison chaotique. « L'année précédente, l'AJA brille en Ligue des champions, affrontant des équipes mythiques comme le Real Madrid ou le Milan AC. Tout semblait prometteur », raconte Alexandre Alain, responsable du musée AJA Expérience. « Cependant, l'été 2011 marque un tournant : le départ de l'entraîneur Jean Fernandez, remplacé par le novice Laurent Fournier, crée un climat d'incertitude. »
une saison tumultueuse
Le changement d'entraîneur s'accompagne de nombreux départs au sein de l'équipe. « Des figures emblématiques comme Benoît Pedretti, notre capitaine, et l'attaquant Jelen, s'en vont, laissant un vide immense », déclare Alain. « La qualité des nouvelles recrues ne compense pas ces pertes, conduisant à une saison difficile. » Le début de saison semble pourtant prometteur, avec une défaite contre Montpellier, futur champion. Mais la série de mauvais résultats provoque le remplacement de Fournier par Jean-Guy Wallemme. C'est le 13 mai 2012, après une défaite 3-0 au Vélodrome, que la descente est confirmée.
la fin d'une époque
Cette chute marque la fin d'une période d'insouciance pour le club, qui avait établi un record de longévité en D1, surclassant même des géants comme Paris et Marseille. Alexandre Alain insiste : « Pour nous, la descente en Ligue 2, c'était impensable. » Le club entre alors dans une décennie difficile, marquée par une baisse d'affluence au stade et des moments de doute. Toutefois, il y a aussi de l'espoir : le 29 mai 2022, l'AJA remonte en Ligue 1 à travers un barrage contre Saint-Étienne, ouvrant un nouveau chapitre dans son histoire.
Chronique réalisée par Clément Viron et mixée par Simon Deschamps







