Face à des défis d'espace et de personnel, la ville de Besançon déploie des stratégies innovantes pour assurer que chaque enfant puisse se restaurer le midi dans les écoles. En prévision de l'année scolaire 2026-2027, 130 animateurs périscolaires sont recherchés pour encadrer les 200 élèves qui, l'année précédente, n'avaient pas accès aux services périscolaires faute de main-d'œuvre.
Les échanges entre la municipalité et les établissements scolaires ont été renforcés pour mettre en place un double service à la cantine. La directrice de l'école Pierre et Marie Curie, Florence Fiatte, souligne : « Nous avons divisé les classes en deux shifts de repas, afin d'optimiser l'espace disponible ». Chaque élève pourra profiter d'un repas chaud dans des conditions améliorées, grâce à l'installation d'armoires chauffantes.
L'agent de restauration Fanny partage son expérience : « Il s'est déjà produit des incidents de mauvais stockage des plats qui ont conduit à des déchets. Ces nouvelles mesures assurent que les enfants bénéficient de repas de qualité ». Ce faisant, la ville s’engage également à financer la formation des animateurs au Bafa, ainsi que la moitié des coûts de transport, pour attirer plus de candidats.
Des statistiques publiées par la mairie révèlent que les horaires de travail limités et les salaires peu attractifs compliquent le recrutement. Le travail en périscolaire, avec des rémunérations avoisinant les 700 à 800 euros mensuels, ne suffit pas à attirer les intéressés.
Avec ces initiatives, Besançon illustre son engagement pour le bien-être des enfants dans le cadre scolaire, tout en faisant face aux défis de la logistique alimentaire et du personnel encadrant. Selon la municipalité, ces efforts sont essentiels non seulement pour garantir un environnement sain et accueillant mais aussi pour prévenir de futurs manques de personnel qui pourraient nuire aux élèves.







