À partir du 16 juin, les Français peuvent se rendre dans un laboratoire pour réaliser un test de dépistage au cadmium, qui sera remboursé par l’Assurance maladie, sous certaines conditions.
Un remboursement pour certains patients
Ce test, d’une valeur de 27,50 euros, sera remboursé à hauteur de 60 % par l’Assurance maladie, le reste étant couvert par les mutuelles. Les patients devront s'acquitter d'une participation de 2 euros, commune à tout acte de biologie médicale. Il est essentiel de noter que le remboursement se limite principalement à ceux vivant sur des sols jugés pollués ou ayant des antécédents d’intoxication au cadmium.Selon la Haute Autorité de Santé, des territoires comme la Charente, riches en cadmium, ainsi que d'autres régions comme la Champagne ou le Jura, sont concernés.
Un dépistage lié à l'environnement
Le test sera particulièrement recommandé pour les résidents de 7 000 sites industriels pollués. Le ministre de la Santé a précisé que même ceux vivant hors de ces zones mais exposés à des niveaux accrus de cadmium pourraient également bénéficier de ce dépistage. Le docteur Robert Garnier souligne d'ailleurs l'importance de répéter ces tests sur le long terme, car le cadmium s'accumule dans l'organisme.
Le dépistage consiste initialement à mesurer le taux de cadmium dans les urines, suivi d’un prélèvement sanguin si des niveaux élevés sont détectés. Le rapport publié par l’ANSES rappelle que l'alimentation demeure la principale source d'exposition au cadmium en France, en particulier en raison des pratiques agricoles. Malheureusement, il n'existe pas de traitement spécifique contre cette intoxication, ce qui souligne l'importance d'un dépistage précoce.
Pour plus d'informations sur le sujet, vous pouvez consulter l'article de Sud Ouest.







