L'Agence internationale de l'énergie (AIE) revoit à la hausse ses attentes concernant la demande mondiale de pétrole pour 2026, soulignant une baisse moins marquée que prévue initialement. Dans son dernier rapport, l'AIE explique que la "reprise de la demande" est en cours, suite à un pic enregistré en mai. Au lieu d'une chute de 1,1 million de barils par jour, l'agence estime désormais la baisse à 1 million de barils par jour d'ici 2026.
Ce changement de perspective survient dans un contexte où l'offre mondiale de pétrole, ayant connu un léger rebond, est encore sous la pression des tensions géopolitiques, notamment dans le détroit d'Ormuz. Comme souligné par Reuters, bien que la situation semble s'améliorer avec un cessez-le-feu, la production mondiale demeure nettement inférieure aux niveaux d'avant la guerre au Moyen-Orient.
Une production mondiale sous tension
En juin, l'AIE a estimé l'offre mondiale de pétrole à 98,8 millions de barils par jour, avec une prévision atteignant 102,6 mb/j pour 2026, sous réserve d'un apaisement rapide des conflits. Actuellement, la production reste environ 9,4 mb/j en dessous des chiffres précédant le début des hostilités. D'autre part, les stocks mondiaux de pétrole ont enregistré une hausse ce mois-ci, avec un ajout de 21 millions de barils, marquant la première augmentation depuis le début des troubles dans le Golfe en février.
Dans son rapport, l'AIE met également en avant que les réserves des pays de l'OCDE ont chuté de 62 millions de barils au cours du mois passé. Cette situation reflète une pression constante sur l'approvisionnement et une équation délicate pour les marchés pétroliers.
Évolution des stocks et des prix
Concernant les places de stockage hors OCDE, une diminution de 37 millions de barils a été observée, fortement influencée par un retrait significatif de 41 millions de barils en Chine. La direction future du marché, selon des experts de The Guardian, pourrait voir une tension entre l'augmentation de l'offre et une demande qui pourrait s'affaiblir si les tensions géopolitiques s'intensifient.
Les marges dans le secteur des produits raffinés sont au plus haut depuis quatre ans, tandis que les prix du pétrole subissent des pressions à la baisse, un indice révélateur des tensions persistantes dans ce marché vital. La dynamique des stocks et des marges pourrait jouer un rôle clé dans les mois à venir, en influençant tant la gouvernance des prix que la confiance des investisseurs.







