Après un décès, il est possible d'offrir ses organes ou de faire don de son corps à la science pour des finalités pédagogiques et de recherche. Dans le premier cas, la loi présume que chacun a consenti à ce don, tandis qu'une inscription au fichier national des refus permet de s’y opposer. En revanche, le don de son corps à la science nécessite une volonté explicitement formulée de son vivant.
Consentement au don d’organe : un acte présumé pour tous
En France, la législation stipule que toute personne décédée est considérée comme ayant consenti au don de ses organes, à moins qu'elle n’ait manifesté son refus de son vivant. Cela inclut non seulement les organes, mais également les tissus. Pour qu’un individual refuser le don, il doit s’inscrire sur le registre national des refus, géré par l’Agence de la biomédecine, accessible sur registrenationaldesrefus.fr.
Toute personne âgée de 13 ans ou plus peut s’inscrire sur ce registre. Il est également possible de formaliser son refus par un document écrit, daté et signé, confié à un proche, ou de faire part de son opposition oralement. Dans tous les cas, l’équipe médicale consultée au moment du décès vérifie ce registre ou les témoignages des proches.
Il est donc conseillé de s’inscrire sur le registre des refus si l'on est défavorable au don d'organe, un choix qui relève de la liberté individuelle. Comme l'indique l’Agence de la biomédecine, "tout le monde est libre de s'opposer au don d'organes mais il faut le faire savoir".
Le processus de prélèvement d’organe
Lorsque la volonté du défunt n’a pas été exprimée, le prélèvement d’organes est effectué par des équipes médicales. Les familles ne sont pas informées de l'identité des bénéficiaires, et les bénéficiaires ne connaissent pas l'identité des donneurs.
Avant tout prélèvement, la mort doit être constatée par deux médecins non impliqués dans le prélèvement, après quoi des tests de compatibilité sont réalisés. Ensuite, le corps est restitué aux proches pour les funérailles.
Le don de corps à la science : une décision personnelle
Le don de son corps à la science est une démarche volontaire qui doit être clairement exprimée de son vivant. Cela implique de remplir un formulaire fourni par un centre de don associé à une faculté de médecine, après une déclaration manuscrite.
Une fois acceptée, une carte de donneur est remise, qui doit être présentée lors du décès. Toutefois, des situations particulières, par exemple un décès accidentel, peuvent mener à un refus par la faculté.
Si un donneur change d'avis, il peut détruire sa carte et en informer le centre. Le corps, utilisé après le décès pour des fins pédagogiques, n'est généralement pas restitué à la famille et est incinéré. Les frais d’incinération sont pris en charge par la faculté, à l'exception des coûts de transport.







