L'homme soupçonné d'avoir perpétré l'attentat antisémite de la plage de Bondi, Naveed Akram, âgé de 24 ans, a comparu pour la première fois le 16 février via une liaison vidéo, depuis sa cellule, devant un tribunal australien. Il fait face à des accusations de terrorisme et de 15 meurtres, suite à l'incident tragique du 14 décembre dernier.
Cette audience est la première depuis l'attaque antisémite de Bondi, qui a choqué le pays et suscité des appels à une réforme des lois sur les crimes de haine. Naveed et son père, Sajid Akram, ont tiré sur des rassemblements célébrant Hanouka, provoquant une vague de douleur et de consternation.
Accusé dans ce qui est devenu l'un des pires attentats en Australie depuis des décennies, Naveed Akram a été vu pour environ cinq minutes, répondant minimalement aux questions du juge. Son avocat, Ben Archbold, a souligné que son client se trouvait dans des "conditions très pénibles" en détention, un rappel poignant des réalités traumatisantes de cette affaire.
Des conditions de détention difficiles
Les discussions de l'audience ont principalement porté sur des questions procédurales, notamment l'anonymisation de certaines victimes. Au cours de l'ajournement, Akram a brièvement reconnu avoir compris le contenu des discussions, sans plus en dire. Il devra à nouveau se présenter devant le tribunal le 9 mars pour continuer les procédures judiciaires.
Une attaque soigneusement planifiée
Les enquêteurs estiment que l'attaque a été soigneusement planifiée, s'inspirant des idéologies propagées par des groupes jihadistes tels que l'État islamique. Bien que l'on ait affirmé que Sajid et Naveed n'étaient pas affiliés à un groupe terroriste structuré, la documentation de leurs activités pré-attaque suggère un engagement profond envers une idéologie violente. Notamment, ils ont été captés en train de s'entraîner avec des armes et de faire des déclarations virulentes à l'égard des juifs.
Parmi les victimes se trouvaient un survivant de l'Holocauste et une jeune fille de 10 ans, représentant l'horreur de cet acte de violence. En réponse à cette tragédie, le gouvernement australien a proposé un renforcement de la législation relative aux crimes motivés par la haine et aux contrôles des armes à feu, dans un effort pour garantir la sécurité de toutes les communautés.
Source : AFP







