La Bourse de New York a connu une chute ce lundi, les tensions croissantes au Moyen-Orient entraînant un flot de ventes sur un marché qui venait de toucher des sommets la semaine dernière, préfigurant de nouveaux résultats d'entreprises.
L'indice Dow Jones a enregistré une perte de 1,13%, tandis que le Nasdaq a glissé de 0,19% et l'indice S&P 500 a cédé 0,41%.
Patrick O'Hare de Briefing.com souligne que « le marché était clairement en situation de surachat à court terme et nécessitait une correction ». Il ajoute : « Le catalyseur d'aujourd'hui a été la montée des prix du pétrole, exacerbée par le conflit dans le détroit d'Ormuz », rapporte l'AFP.
Les Émirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par plusieurs attaques iraniennes, les premières frappant des installations civiles depuis plus d'un mois, menaçant ainsi le fragile cessez-le-feu instauré depuis avril.
Les tensions demeurent palpables, les deux nations continuant à s'accuser mutuellement au sujet de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Selon des sources gouvernementales américaines, deux navires battant pavillon américain auraient réussi à traverser ce passage stratégique, une affirmation rapidement démentie par l'Iran.
Jose Torres d'Interactive Brokers souligne que « les craintes d'une nouvelle escalade incitent les traders à chercher des protections contre la volatilité ». Cette atmosphère d'incertitude a contribué à faire grimper les prix du pétrole ce lundi, augmentant du même coup les coûts d'emprunt pour les pays concernés.
À 20H20 GMT, le rendement à dix ans des emprunts d'État américains avait grimpé à 4,44% contre 4,37% à la clôture de vendredi dernier, tandis que celui à trente ans atteignait un sommet inégalé depuis l'été dernier à 5,02%.
Patrick O'Hare mentionne que ces éléments constituent des menaces potentielles pour la solide croissance des bénéfices observée récemment. Cependant, il précise que le marché n’envisage pas encore de scénario catastrophe lié à la guerre en Iran.
D'après les analyses de l'entreprise de données financières FactSet, plus de 80% des 315 sociétés du S&P 500 ayant publié leurs rapports trimestriels ont surclassé les attentes. Après les grandes entreprises technologiques, la vague de résultats attendue dans les jours à venir devrait fournir un aperçu significatif de la performance des entreprises américaines, comme le souligne Patrick O'Hare.
Cette semaine, les investisseurs attendent avec impatience plusieurs indicateurs de l'emploi aux États-Unis, notamment le rapport officiel du gouvernement qui sera publié vendredi.
Sur le plan des valeurs, les spécialistes de la logistique comme UPS (-10,47%), FedEx (-9,11%), XPO (-7,12%) et GXO (-17,70%) ont subi de lourdes pertes.
En revanche, Amazon (+1,35%) a annoncé le lancement d'une offre de services logistiques indépendante de sa plateforme de commerce en ligne.
Le site de vente en ligne eBay a grimpé de 5,05% à 109,33 dollars, suite à une offre de rachat non sollicitée d'environ 55 milliards de dollars émanant de GameStop. eBay a promis d'examiner cette proposition, mais le marché se montre sceptique quant aux chances de succès compte tenu des financements à réunir.
Le titre GameStop a quant à lui chuté de 10,14% pour s'établir à 23,84 dollars.







