En date du 9 juin, le Comité des finances locales (CFL) a exprimé un appel urgent au changement de méthode budgétaire pour 2027, dénonçant les prélèvements injustes sur les collectivités. Malgré une augmentation modeste des dépenses, celles-ci peinent à couvrir un besoin de financement estimé à 8,4 milliards d'euros.
Le CFL a souligné l'importance d'éviter les prélèvements excessifs et les baisses de compensations fiscales. Pour tout le territoire, les dépenses de fonctionnement ont connu une poussée limitée d'une hausse de seulement 1,4 %, le chiffre le plus bas depuis 2020. Cela inclut les aides aux associations et les coûts de personnel, qui demeurent essentiels pour les collectivités.
Cette stagnation des dépenses s'explique notamment par une inflation moins rampante, ainsi que la fin des effets des augmentations salariales pour les fonctionnaires. Cependant, certains secteurs, tels que les aides pour l'enfance, continuent de connaître une forte croissance. Jean-François Debat, maire socialiste de Bourg-en-Bresse et président récemment élu du CFL, a affirmé que « ces chiffres validés contredisent les discours selon lesquels les collectivités feraient face à des dépenses exponentielles de fonctionnement ».
Des pertes fiscales frappantes
Les recettes de fonctionnement, telles que la TVA, évoluent à un rythme de moins en moins dynamique, enregistrant une hausse de seulement 2,2 %. Par ailleurs, l'investissement local fait face à un coup de frein avec une légère hausse de 1,7 %. Le besoin de financement est crucial, comme en témoigne un déficit de 8,4 milliards d'euros, aggravant ainsi la dette des collectivités.
Le CFL note qu'« depuis 2023, toutes les catégories de collectivités sont dans une situation nécessitant un financement » — un écart alarmant par rapport à 2015-2022, à l'exception de 2020.
Les collectivités éveillent des préoccupations croissantes face aux ponctions répétées des gouvernements successifs qui les forcent à puiser dans leurs réserves et à emprunter davantage. Jean-François Debat souligne l'urgence d'une approche reformée pour élaborer les futurs budgets, tout en critiquant sévèrement les 40 milliards d'euros d'impôts locaux fondus.
Sur l'ensemble du mandat 2020-2025, qui a été marqué par de nombreuses crises, les dépenses de fonctionnement du secteur communal ont augmenté « au même rythme que lors du mandat précédent », en excluant l'inflation, tandis que les investissements ont vu une forte intensification dans les communes et leurs intercommunalités.







