Les grands groupes du CAC 40 continuent de privilégier leurs propres talents pour le choix de leurs leaders, d'après les conclusions d'une étude publiée par Heidrick & Struggles. D'après cette 13e édition de l'étude "Route to the Top", réalisée auprès de 1.033 dirigeants dans 27 marchés, dont cette élite française, il apparaît que 78% de ces patrons ont été promus en interne, un chiffre qui dépasse significativement la moyenne européenne fixée à 63%.
Cette tendance à privilégier les profils internes se traduit par des parcours souvent longs, avec un délai moyen de 14,5 ans avant d'atteindre la direction générale, contre seulement 9,2 ans en Europe. Notons que 58% des dirigeants du CAC 40 ont passé plus de dix ans au sein de leur entreprise avant leur nomination.
En dépit de la mise en place cette année de la loi Rixain, qui impose aux grandes entreprises d'avoir 30% de femmes parmi leurs instances dirigeantes, puis 40% d'ici 2029, seules 12,5% des entreprises du CAC 40, soit cinq (Bureau Veritas, Engie, Orange, Sanofi, Veolia), ont une femme à leur tête. Ce chiffre reste néanmoins au-dessus de la moyenne européenne de 8%.
18% de dirigeants étrangers
Par ailleurs, l'étude souligne également la place significative de ceux ayant un parcours opérationnel : 38% des dirigeants du CAC 40 ont occupé des fonctions de direction des opérations, alors que ce chiffre n'est que de 17% en moyenne en Europe. À l'inverse, les anciens directeurs financiers ne représentent que 13% des patrons français, contre 22% au niveau européen.
La proportion de dirigeants étrangers au sein du CAC 40 atteint 18%, soit une augmentation par rapport à 15% l'année précédente, mais reste inférieure à la moyenne européenne de 29%. En contrepartie, 48% des dirigeants français disposent d'une expérience à l'international, surpassant les 43% observés en Europe.







