Les ménages en France ont vu leurs dépenses de consommation grimper de 0,5 % en mai, marquant une légère hausse par rapport à l'année précédente (+0,3 %), selon l'Insee. Ce rebond s'explique principalement par une forte augmentation des dépenses en énergie, un secteur qui a bénéficié d'une relance notable après un avril particulièrement doux.
"Cette reprise substantielle dans la consommation de gaz et d'électricité est impressionnante, surtout après un mois d'avril qui a connu des températures inhabituelles", observe un rapport de l'institut, soulignant la résilience des ménages face aux variations climatiques.
En termes de chiffres, les dépenses énergétiques ont progressé de 2,3 % en mai, venant compenser une baisse de 3,2 % enregistrée le mois précédent. Les biens fabriqués, quant à eux, ont montré un ralentissement modeste, se maintenant à une hausse de seulement 0,1 % après avoir enregistré 0,4 % en avril. Toutefois, une bonne nouvelle se profile avec l'essor des achats de matériels de transports, qui ont vu une augmentation notable de 1,8 %, avec une attention particulière sur les véhicules neufs.
En revanche, certains secteurs peinent à croître. Les dépenses en textile ont subi une légère contraction de 0,1 %, et celles des biens d'équipement pour le logement ont chuté de 0,7 %. Sur le plan alimentaire, la consommation des ménages est restée stable, après un petit repli de 0,2 % en avril, tandis que la consommation de tabac continue de s'affaisser.
Des experts en économie soulignent que cette tendance pourrait être le reflet d'une adaptation des ménages face aux fluctuations économiques actuelles. "Nous observons une réorientation vers les dépenses nécessaires et une moindre appétence pour les articles non essentiels", commente un économiste de l'INSEE. À l'avenir, la question demeure de savoir si cette dynamique va se maintenir ou se diversifier en fonction des saisons et de l'inflation persistante.







