En 1250, Saint Louis offrait sa protection spéciale aux communautés du Mont-Liban. Huit siècles plus tard, cette relation se renforce à travers l'engagement de nombreuses collectivités françaises en faveur du Liban.
Récemment, le conseil municipal de Vierzon a adopté une motion de soutien au Liban et à son peuple, à l'initiative de l'association SOS Chrétiens d'Orient. Ce document évoque une guerre que le peuple libanais n'a pas choisie, tout en dressant un tableau tragique : 3 000 morts, 9 000 blessés et près de 20 % de la population déplacée. Il est souligné que beaucoup de Libanais ont dû fuir leur foyer, abandonnant leurs villages, leurs emplois et parfois même leurs lieux de repos. La motion demande également au gouvernement français d'intervenir pour un cessez-le-feu et d'intensifier l'aide humanitaire.
Quelques semaines plus tôt, le conseil municipal de Belfort avait voté à l'unanimité une motion similaire. En plus des mêmes appels urgents, ce texte exprimait un soutien explicite pour les efforts des Nations Unies et de la Finul, la force de paix présente au Liban. Le conseil municipal a clairement affirmé : Cette motion témoigne de notre solidarité avec les populations civiles, pour la paix et la dignité humaine.
Belfort et Vierzon ne sont pas des cas isolés. De Lille à Bordeaux, de Grenoble à Cannes, beaucoup de villes, quelles que soient leurs tendances politiques, se sont engagées ou ont effectué des gestes de soutien envers le Liban.
Un élan humanitaire national
Cet engagement est également résonné au niveau national. L'Association des maires de France, dirigée par David Lisnard, et Citoyens Unis France, qui regroupe les collectivités actives sur le plan international, ont encouragé les municipalités à prendre part à ces initiatives. La solidarité des communes a un rôle clé, insiste l'Association des maires de France.
Selon le Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères, plus de 700 000 personnes sont actuellement déplacées au sein du Liban, principalement dans le Sud et la banlieue de Beyrouth.
Pour faire face à cette situation d'urgence, le ministère a activé le FACECO (Fonds d'action extérieure des collectivités territoriales). Ce dispositif permet aux municipalités françaises de financer directement la réponse humanitaire, facilitant ainsi l'acheminement de l'aide d'urgence et le soutien aux ONG sur le terrain. Créé en 2013, le FACECO demeure un des principaux outils disponibles pour une réaction rapide lors de crises internationales.







