Une jeune sapeur-pompier de 16 ans accuse son encadrant à la caserne de Gray (Haute-Saône) de harcèlement et d'agression sexuels. Le sapeur-pompier volontaire est jugé ce jeudi 30 avril 2026 au tribunal judiciaire de Vesoul.
Accusé de d'agression et de harcèlement sexuels à l'encontre d'une jeune collègue de 16 ans, un pompier doit expliquer ses actions devant les juges de Vesoul. La jeune sapeur-pompier a rapporté avoir subi des sollicitations sexuelles ainsi qu'une proximité physique inappropriée entre juin et juillet 2023 à la caserne de Gray, comme l'a révélé le SDIS 70 au procureur. En raison de la gravité des faits présumés, le SDIS 70 s’est constitué partie civile pour cette affaire troublante.
Un comportement déplacé
Le mis en cause, un sapeur-pompier volontaire de 50 ans durant les faits, avait pour mission d'encadrer les jeunes sapeurs-pompiers. Lors d’un examen, un animateur a constaté "un comportement très déplacé" et une "relation beaucoup trop proche" avec l'adolescente, ce qui a conduit à une alerte auprès du chef de centre et à l’ouverture d’une enquête interne.
La jeune femme a déclaré avoir été harcelée et agressée, évoquant une situation où le pompier aurait "mis la main sur sa cuisse à moto" et lui aurait "proposé de nombreux trajets chez elle". Suite à ces révélations, un processus disciplinaire a été rapidement enclenché, entraînant la révocation du pompier par le SDIS 70.
Le SDIS 70 se dit "victime collatérale"
Le Service départemental d'incendie et de secours de Haute-Saône déclare être également "victime collatérale" dans cette affaire et s'est constitué partie civile. Le colonel Stéphane Helleu, à la tête du SDIS 70, exprime : "Les parents de cette jeune fille, qui était sapeur-pompier, nous ont confié leur enfant moralement. Le pompier chargé de son encadrement a trahi notre confiance, entachant ainsi notre honneur." Cette affaire suscite une grande préoccupation quant à la sécurité des jeunes au sein des services de secours.







