Franck Bernard, maire de Chevroz, petite commune de 143 habitants et 15e vice-président de Grand Besançon métropole, a présenté sa démission vendredi, suite à des révélations sur des publications racistes, sexistes et homophobes relayées sur Facebook. Le président de l’agglomération, Ludovic Fagaut, membre des Républicains, lui avait précédemment demandé de "prendre ses responsabilités" face à cette controverse.
Confessions et dérapages
Lors d'une séance du conseil communautaire, Franck Bernard a admis être l'auteur du compte Facebook « Seven FK », par lequel il avait partagé plusieurs messages controversés. "Je me désolidarise totalement de ce qui a pu être dit", a affirmé Fagaut, rappelant que de tels messages n'ont pas leur place dans le débat public. Cette affaire a suscité indignation et colère parmi les élus, notamment Hasni Halem, représentant du Parti Communiste, qui a qualifié ces propos de "très graves" et a dénoncé un climat de banalisation de la haine.
Une réponse jugée insuffisante
Franck Bernard a tenté de se défendre en évoquant des "publications privées" qu'il aurait simplement relayées. Il a également déclaré respecter les femmes et ne pas être raciste, tout en minimisant la portée de ses messages en les qualifiant de "petits tacles" dirigés vers des élues présentes lors de la séance. Séverine Véziès, élue Insoumise, a vigoureusement réagi en affirmant : "Le racisme n’est pas une opinion, le racisme est un délit", signalant ainsi l'importance de ne pas tolérer de tels propos dans le paysage politique.
Cette démission n'est pas un fait isolé, mais plutôt révélateur d’une tendance alarmante au sein du RN, comme l’a souligné Hasni Halem : "Des brebis galeuses au RN, il commence à y en avoir beaucoup". La question du racisme et de l'extrême droite dans la sphère publique reste plus que jamais d'actualité. La situation est d'autant plus préoccupante que Franck Bernard était le premier représentant du RN à occuper un poste de vice-président au sein de l'exécutif de l'agglomération bisontine — une nomination déjà très contestée lors de son élection.







