L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté mardi deux cas confirmés d'hantavirus ainsi que cinq autres suspectés, tous liés à une épidémie ayant déjà causé trois décès sur un bateau de croisière néerlandais, actuellement bloqué au large du Cap-Vert, dans l'Atlantique.
En réponse à cette situation, l'Espagne a accepté que le navire accoste aux îles Canaries. Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS, a déclaré : "Le plan actuel est que le navire poursuive sa route vers les îles Canaries. Les autorités espagnoles vont mener une enquête complète et évaluer les risques pour les passagers présents à bord." Cette initiative témoigne d'un effort proactif pour assurer la sécurité publique.
Maria Van Kerkhove a également minimisé les risques pour la population générale, affirmant : "Le risque pour le grand public est faible. Ce n'est pas un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C'est très différent." Cette affirmation est soutenue par d'autres sources, telles que le quotidien Le Monde, qui soulignent la nature limitée de la contagion de l'hantavirus.
Selon l'OMS, il existe une suspicion de transmission interhumaine entre les passagers infectés. Van Kerkhove a noté que "compte tenu de la période d'incubation du hantavirus, qui varie d'une à six semaines, nous pensons que ces personnes ont été contaminées en dehors du navire et ont pu transmettre le virus à d'autres lors de contacts étroits". Cette déclaration est conforme aux infections antérieures observées, qui indiquent que le hantavirus ne s'est pas largement disseminé au sein de la population générale.
Alors que le navire se dirige vers les îles Canaries, toutes les mesures sanitaires nécessaires seront mises en place pour protéger les passagers et l'équipage, selon les autorités sanitaires espagnoles. Ce cas souligne la vigilance nécessaire face aux maladies infectieuses, même dans un contexte maritime.







