Le foyer d’hantavirus révélé à bord du navire de croisière Hondius touche à sa fin. Les 147 passagers vont être débarqués à Tenerife, dans les Canaries, avant un rapatriement sécurisé et une quarantaine rigoureuse de six semaines.
Les passagers du navire Hondius vont prochainement retrouver leur terre natale. Le bateau de croisière est attendu aux îles Canaries entre midi et lundi, permettant ainsi enfin le débarquement des 147 personnes confinées à bord depuis qu’un hantavirus a été relevé.
Avant même le débarquement, des agents de santé monteront à bord pour effectuer un examen médical général. En cas de symptômes, les passagers seront rapatriés dans leur pays d'origine, sauf si un soin d'urgence est requis, assurant ainsi une prise en charge immédiate par l'Espagne.
"Pas de contact avec la population locale"
Pour garantir la sécurité des habitants et limiter toute propagation potentielle, le Hondius ne pourra pas accoster directement au port. Il jettera l’ancre au large de Tenerife et des embarcations relayeront les passagers jusqu’à la côte.
Arrivés à terre, ils seront transportés à l’aéroport de Tenerife Sud par bus, sans aucun contact avec la population locale, comme l'a confirmé Fernando Clavijo, président des Canaries.
La phase de rapatriement sera complexe, car 23 nationalités différentes sont présentes à bord. Des modalités doivent être établies entre l’Espagne et les pays d’origine pour garantir un retour en toute sécurité.
Quarantaine à domicile à leur retour
Un responsable de la santé publique en France a assuré que les cinq Français présents à bord seront rapatriés sous 24 à 48 heures après le débarquement. Le retour des citoyens américains et britanniques sera également facilité par avion.
Une fois arrivés dans leur pays d’origine, les passagers devront respecter des règles strictes pour éviter une éventuelle propagation du virus. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la période d’incubation de l’hantavirus peut aller jusqu'à six semaines.
Le ministère de la Santé français a annoncé qu’un dispositif unique d’arrivée sera mis en place pour les cinq Français, où ils seront examinés et suivis durant 42 jours.
"Un bateau n'est pas un lieu pour traiter ou mettre en quarantaine"
Cependant, la question du pourquoi ne pas mettre en place la quarantaine directement sur le navire reste en suspens. Bien que des mesures de sécurité soient en place à bord, soulignant un isolement des passagers et une surveillance médicale renforcée, une réponse circonscrite a été donnée par la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez. "Un bateau où une pandémie s’est déclarée n’est ni un endroit adapté pour le traitement ni pour la quarantaine."
Un barco donde se ha producido un brote no es un lugar adecuado ni para tratar ni para cuarentenar. No hay espacio para mantener separados a los pacientes sintomáticos que pudieran aparecer y los sistemas de ventilación no son los adecuados para reducir el riesgo de transmisión.… https://t.co/mSwq2Zkt8I
— Mónica García (@Monica_Garcia_G) May 8, 2026
En effet, le navire ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour traiter les patients symptomatiques. Les systèmes de ventilation ne sont pas adaptés, et seuls les hôpitaux disposent de l’équipement adéquat pour intervenir en cas de nécessité. Ainsi, la sécurité reste la priorité face à cette situation délicate.







