Ce mercredi 27 mai à Dijon, les juges se pencheront sur la demande d'annulation de la mise en examen de Jacqueline Jacob, accusée d'« association de malfaiteurs criminelle ». Cette audience marquerait la cinquième invalidation de poursuites dans le dossier complexe de l'affaire Grégory.
Il y a 41 ans, le corps sans vie de Grégory Villemin, âgé de quatre ans, était retrouvé noyé dans la Vologne, dans les Vosges. Le lendemain, une lettre anonyme était envoyée aux parents avec ces mots glaçants : « Voilà ma vengeance. Pauvre con ». Les juges soupçonnent maintenant que cette missive provienne de Jacqueline Jacob, qui a été déléguée CGT et aurait eu des interrogations sur les relations familiales tendues.
Une haine ancienne
Au début de l'enquête, il a été fortement suggéré qu’une animosité profonde, alimentée par des jalousies familiales, aurait marqué les relations entre les Villemin et les Jacob. Bien que cette dernière famille ait toujours rejeté l'idée d'un conflit, Jacqueline Jacob, dont le mari Marcel est le frère de la grand-mère de Grégory, a été mise en examen en 2017 pour des charges graves, notamment « enlèvement et séquestration suivie de mort », mais ces poursuites avaient été annulées un an plus tard pour des vices de procédure.
Aujourd'hui, cette nouvelle audience pourrait redéfinir les contours d'une affaire encore mystérieuse et tragique. Des experts juridiques, comme le Dr Valérie Dupont, soulignent que l'annulation de cette mise en examen poserait des questions profondes sur les méthodes d'investigation utilisées lors de ces longues années de lutte judiciaire, rapportant des éléments d'autres cas similaires en France où des erreurs judiciaires ont été commises.
Les prochaines heures seront déterminantes pour la famille Villemin et pour l'histoire de cette affaire qui continue de bouleverser la France.







