Pendant près de deux ans, la vie d'Inès Jobert a été marquée par un son perturbant et imperceptible pour les autres. Atteinte d'un acouphène pulsatile, elle a dû faire face à un bruit incessant de son propre flux sanguin. Aujourd'hui, elle s'efforce de partager son expérience pour faire progresser la recherche et sensibiliser le public à cette pathologie encore méconnue. Elle déclare : « J'ai transformé ma douleur en un mouvement de sensibilisation depuis plus de quatre ans. Il est crucial de faire connaître ce symptôme, encore trop souvent ignoré par le corps médical ».
La gestion quotidienne de cette condition est un défi constant pour Inès. L'acouphène, qui s'intensifie lors d'activités physiques, l'a poussée à développer des stratégies pratiques pour maintenir ses interactions sociales. Elle explique : « J'ai appris qu'en pressant mon cou, je pouvais atténuer le bruit. Cela me permettait de suivre une conversation sans être trop distraite par le son ».
Son histoire a touché bien au-delà de la Haute-Saône, attirant l'attention de grands médias comme Konbini. Cette plateforme médiatique lui permet de porter la voix de nombreuses femmes confrontées à cette problématique. « Je pensais que mon histoire avait besoin d'être entendue. Mon objectif est d'aider au moins une femme, qu'il s'agisse d'une, deux ou plusieurs. L'important, c'est de faire une différence ».
Inès, soutenue par la Mission Locale de Vesoul, prône la nécessité d'une reconnaissance médicale pour les acouphènes pulsés. En évoquant sa lutte personnelle, elle espère inspirer d'autres à partager leur expérience, créant ainsi un mouvement collectif vers une meilleure compréhension et une approche plus empathique vis-à-vis de cette condition. Comme le souligne une étude récente publiée par Santé Magazine, la sensibilisation est cruciale pour que les professionnels de santé intègrent ces symptômes dans leur diagnostics.







