Dans un paysage politique de plus en plus fragmenté, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a partagé sa vision sur l'avenir du bloc central lors de son passage sur le plateau du Grand Jury RTL. Il a souligné l'importance de ne pas seulement multiplier les candidatures, mais aussi de mettre en avant des propositions concrètes. "Après le printemps des candidatures doit venir le printemps des projets," a-t-il déclaré, en référence aux récentes déclarations de Gabriel Attal et Édouard Philippe qui ont déjà lancé leur campagne pour 2027.
Barrot est convaincu que les idées doivent primer : "La condition nécessaire pour pouvoir rassembler et gagner, c’est d’abord d’affirmer nos idées," a-t-il insisté, faisant écho à l'opinion d'autres membres de son parti, le Modem, qui n’ont pas encore de candidats officiels. À l'entendre, les électeurs doivent être informés des enjeux essentiels pour le pays, et le centre doit se doter d'une vision claire face aux défis contemporains.
Des candidatures "légitimes" au milieu des critiques
Abordant les candidatures de ses collègues, Barrot a souligné qu'elles étaient "légitimes" malgré des critiques croissantes envers des figures du macronisme. "Nous ne devons pas avoir honte d’avoir contribué aux gouvernements qui ont fait avancer la France," a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que la situation mondiale a évolué depuis 2017. Il insiste sur la nécessité d'une audace renouvelée dans les propositions politiques, citant Dominique de Villepin, qui a récemment évoqué un "déficit de crédibilité" parmi les leaders du bloc central.
Face à un contexte partisan de plus en plus polarisé, Barrot a mis en lumière la nécessité d'une primaire au centre pour éviter un affrontement désastreux entre le Rassemblement national et La France insoumise au second tour. "Nous rejetons les extrêmes," a-t-il déclaré, exprimant le souhait de voir une candidature unique du centre pour se mesurer efficacement aux partis plus radicaux.







