Depuis plusieurs jours, Donald Trump, président des États-Unis, renforce les menaces d'une intervention militaire contre l'Iran. Cela fait suite à la répression violente du mouvement de contestation en janvier, ainsi qu'en raison des préoccupations liées au programme nucléaire iranien. Dans une interview accordée au média américain Axios le 10 février, Trump a mentionné qu'il "envisage" le déploiement d'un second groupe aéronaval aux abords du Moyen-Orient, prêt à "agir militairement" si les discussions n’aboutissent pas.
Un responsable américain a confirmé à Axios que l’option d’une opération militaire était actuellement à l’étude. Les États-Unis possèdent déjà le porte-avions USS Abraham Lincoln dans la région, avec un armement comprenant des chasseurs, des missiles Tomahawk et des escortes maritimes.
Des négociations en crise
Les pourparlers sont marqués par de profondes divergences. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que l'Iran ne céderait pas à la demande de Trump de cesser l'enrichissement d'uranium, "même en cas de guerre". Cependant, il a mentionné la possibilité d'envisager "une série de mesures de confiance" concernant le programme nucléaire en échange de la levée des sanctions qui pèsent lourdement sur l'économie iranienne.
Trump a quant à lui rappelé qu'un éventuel accord devrait impérativement parler de la question nucléaire, tout en ouvrant la porte à des discussions sur les missiles balistiques. "Un excellent accord avec l'Iran est possible", a-t-il déclaré. Toutefois, il a également insisté sur la capacité des États-Unis à agir militairement, évoquant des frappes menées précédemment contre des installations nucléaires iraniennes en juin, qui avaient pris Téhéran par surprise.
Dans ce contexte tendu, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington le 11 février. Trump affirme que les négociations sont dans son intérêt, en déclarant : "Je souhaite aussi parvenir à un bon accord". Cette visite sera la septième depuis son arrivée au pouvoir, renforçant ainsi la dynamique diplomatique entre les deux pays.







