Ce mercredi 11 février, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon a déclaré infondée la demande de remise en liberté de Frédéric Péchier, un anesthésiste de 54 ans, déjà condamné en décembre dernier à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir orchestré 30 empoisonnements, dont 12 ont été fatals.
Les avocats des parties impliquées, Me Randall Schwerdorffer pour la défense et Me Frédéric Berna pour les parties civiles, ont confirmé la décision de la justice à l’AFP. L'audience a duré près de quatre heures, un délai durant lequel le tribunal a soigneusement examiné les arguments des deux parties. La cour a jugé que permettre à Péchier de sortir de prison représenterait un "trouble à l’ordre public", tout en mentionnant le risque que l'accusé puisse exercer des pressions sur les témoins et l'incertitude quant à sa présence au procès en appel.
Péchier, qui conteste formellement les accusations, prévoit de faire appel de sa condamnation. Ses avocats prévoient également de déposer un pourvoi en cassation, selon les déclarations de Me Schwerdorffer.
Un recours annoncé par la défense
Après le verdict, l’avocat a annoncé son intention de contester cette décision devant la Cour de cassation, sans fournir d'informations détaillées sur les prochaines étapes.
Cette affaire continue d'attirer l'attention des médias et des experts. Des sources telles que Le Monde soulignent que les implications de cette décision pourraient avoir des conséquences majeures sur l'éventuel nouveau procès de Péchier et sur la perception publique de cette affaire très médiatisée. L'expert en droit pénal, le professeur Jean-Claude Marcot, a affirmé que cette décision montre "l'importance accordée à l'intégrité du procès et à la protection des témoins".







