L’ex-anesthésiste, condamné à perpétuité, sera entendu par la cour d’appel de Besançon le 11 février 2026.
« La détention est un obstacle à la préparation de mon procès », a déclaré Frédéric Péchier lors de son audience, où il a sollicité sa mise en liberté. Condamné pour avoir empoisonné trente de ses patients, l'ancien médecin de 54 ans, qui jusqu’ici a toujours affirmé son innocence, s’est exprimé devant la chambre d’instruction de la cour d’appel.
Incarcééré depuis le verdict du 18 décembre dernier, il a récemment élargi son équipe de défense en recrutant Emmanuelle Franck, célèbre pour sa défense de Cédric Jubillar. La nécessité de se rencontrer régulièrement pour élaborer sa stratégie de défense l’a poussé à demander une libération, affirmant que « un an c’est court » pour affronter un dossier aussi complexe.
« Un an c’est court »
Frédéric Péchier, qui doit être rejugé d’ici un an, a exprimé ses préoccupations quant à sa préparation. En effet, il n’a pu rencontrer son avocat que lors d'un échange unique, les conditions de détention rendant difficile une communication efficace. « Je me suis senti mal préparé lors de mon premier procès », a-t-il affirmé.
Bien qu’il ait été initialement libre pendant son procès, son incarcération actuelle a soulevé des interrogations sur la possibilité d’une défense adéquate. Par ailleurs, l’ancien anesthésiste, placé à l’isolement, a choisi de renoncer à ses sorties quotidiennes, préférant passer son temps à réfléchir et faire des mots croisés.
Ce cas intriguant est scruté par de nombreux médias, notamment par La Nouvelle République, qui suit de près l'évolution de la situation judiciaire de Frédéric Péchier. Selon des experts en droit, la décision sur sa libération pourrait avoir un impact significatif sur la suite de son affaire.







