Heineken a annoncé, mercredi 11 février 2026, une réduction de 5.000 à 6.000 emplois en raison de « conditions de marché difficiles ».
Le brasseur néerlandais Heineken a confirmé, mercredi 11 février 2026, qu'il allait « accélérer la productivité à grande échelle pour réaliser des économies significatives en supprimant 5.000 à 6.000 postes au cours des deux prochaines années ». Cette annonce a été bien accueillie par les investisseurs, avec une hausse de 3,9 % du titre Heineken lors des premiers échanges à la Bourse d'Amsterdam. « Nous restons réservés quant à nos prévisions à court terme concernant le marché de la bière », a déclaré Dolf van den Brink, le directeur général.
Ce dernier a récemment surpris en annonçant son départ après près de six ans à la tête de l'entreprise. Lors d'un échange avec des journalistes, il a exprimé « des sentiments partagés » sur son départ, tout en soulignant sa volonté de laisser Heineken dans une position solide. « Ma priorité est de garantir un avenir solide pour l'entreprise », a-t-il affirmé.
Difficultés aux États-Unis et en Europe
Le deuxième brasseur mondial, derrière AB InBev, rencontre des difficultés, en particulier sur les marchés américain et européen. En octobre dernier, Heineken avait déjà annoncé une réorganisation majeure de son siège social à Amsterdam, conduisant à la suppression ou au transfert de 400 postes pour mieux intégrer les nouvelles technologies.
Actuellement, l'entreprise emploie environ 87.000 personnes dans le monde. Si les dirigeants n'ont pas précisé où la majorité des suppressions se produiront, le directeur financier, Harold van den Broek, a laissé entendre qu'elles concerneraient principalement l'Europe. « L'Europe est cruciale pour notre entreprise », a-t-il déclaré. « Les résultats financiers montrent qu'il est très difficile d'y obtenir un bon équilibre opérationnel », a-t-il ajouté.
Les chiffres de Heineken révèlent également une baisse de 2,4 % de ses ventes de bière au niveau mondial en 2025, et cette tendance est particulièrement marquée en Europe et en Amérique. Selon des experts de l'industrie, la situation actuelle pourrait poser des défis supplémentaires à un secteur déjà fragilisé par des changements de comportements des consommateurs. D'après le rapport de La Nouvelle République, les ajustements auxquels fait face Heineken illustrent des problèmes structurels plus larges dans le marché de la bière.







