La sénatrice sortante, Nathalie Delattre, a officiellement annoncé sa candidature pour les sénatoriales du 27 septembre prochain, à la tête d'une liste visant à rassembler la droite et le centre, y compris Les Républicains. Sa décision intervient après le succès de Thomas Cazenave à Bordeaux, marquant un tournant dans le paysage politique girondin.
Dans un courriel envoyé aux maires de Gironde, Delattre a déclaré : « Je serai candidate en tant que tête de liste. » Sa candidature arrive dans un contexte de rivalité accrue, notamment avec l'émergence de la députée RN Edwige Diaz, qui proposera également sa propre liste. Le scrutin mobilisera environ 3 745 grands électeurs girondins issus des conseils municipaux, avec six sièges à pourvoir pour le département.
Lancée dans la campagne, Nathalie Delattre met en avant ses réalisations en tant que sénatrice depuis 2017, évoquant des initiatives importantes comme la protection des élus victimes d'agression et des mesures pour la gestion des crises, notamment suite aux incendies de forêts de l'été 2022. Elle souligne également son engagement dans les domaines de la santé mentale, jugée « grande cause nationale » par deux fois, qu'elle plaide pour qu'elle bénéficie d'un secrétariat d'État dédié, selon ses propres mots.
Delattre a parcouru plus de 140 000 kilomètres à travers la Gironde, rencontrant quasiment tous les maires du déparement dans un mouvement pour renforcer le soutien fédéral. « Je suis tenace et cela m'inspire pour l'élaboration de lois », a-t-elle déclaré, soulignant l'importance de satisfaire les attentes des élus.
Son abandon de la campagne municipale de Bordeaux a été utilisé pour construire sa stature et son positionnement en vue des sénatoriales. Dans une ambiance politique tendue, elle reste déterminée à former une liste unie avec des personnalités de la droite, une nécessité soulignée par Christophe Duprat, maire de Saint-Aubin-de-Médoc, qui a récemment commenté : « Unis, on gagne. »
La dynamique actuelle autour des sénatoriales en Gironde n'est pas sans rappeler les élections de 2020, où des divisions avaient entraîné une perte de sièges par la droite. Delattre reconnaît l'importance de l'unité et semble déterminée à éviter la fragmentation cette fois-ci.
Les perspectives de la liste de la gauche, conduite par le Parti socialiste, sont également à surveiller. Le premier fédéral du PS, Mathieu Hazouard, a exprimé des ambitions claires : « Nous visons à conserver les trois sièges. » Ainsi, le paysage électoral girondin s'annonce particulièrement compétitif au fur et à mesure que l’échéance approche.







