« Démunis » : c'est ainsi que se sentent de nombreux édiles de la Métropole de Lyon face à l'explosion du narcotrafic qui s'est imposé sur leur territoire. Malgré des ressources limitées et des prérogatives restreintes, ils s'engagent résolument dans ce combat.
Laurence Fautra, maire Les Républicains de Décines-Charpieu, a évoqué une tragédie survenue le 11 mai : un incendie criminel à l'origine d'une perte tragique de trois vies, résultant vraisemblablement de luttes de pouvoir entre bandes. Vingt-huit familles ont été privées de leur logement, accentuant ainsi la vulnérabilité des habitants face à la montée du narcotrafic, un fléau qui, selon Fautra, ne devrait pas être banalisé.
Le même jour, la maire a pris des mesures pour reloger ces familles temporairement et assurer leur soutien quotidien, révélant la complexité des situations engendrées par la montée du narcotrafic. De plus, elle a exprimé sa volonté de rencontrer le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, pour aborder ce problème urgent. Ce dernier lui a confirmé qu'il examinerait la situation, mais sans promesse d'action concrète.
Fautra insiste sur la nécessité d'une brigade spécialisée, une sorte de « police de proximité », pour renforcer la sécurité dans les quartiers touchés. Elle déclare : « Il ne m’a rien promis du tout, mais il va regarder les chiffres, car ce sont eux qui parlent. » L'interdiction de publication a laissé en suspens la réponse officielle du ministère sur les chiffres relatifs à cette problématique.
La montée du narcotrafic à Lyon est désormais une question de sécurité publique, poussant les maires à s'organiser pour défendre leurs communes. Les avis d'experts, comme ceux d'analystes de l’INSEE, confortent ces inquiétudes en suggérant que les problèmes de sécurité seront de plus en plus prégnants si aucune action n'est prise rapidement.







