Le sénateur Laurent Duplomb remet en avant sa proposition de loi, visant à réintroduire l’acétamipride, un insecticide controversé appartenant à la famille des néonicotinoïdes. Sur le site de l’Assemblée nationale, la pétition recueille déjà près de 200 000 signatures en moins de dix jours, témoignant de la forte opposition publique.
Cette initiative, intitulée « Non, c’est non Monsieur Duplomb ! », met en lumière les dangers associés à la réintroduction du pesticide. Elle rappelle que l’acétamipride a des effets néfastes sur les pollinisateurs, entraînant la mort de ces espèces essentielles et mettant en péril la biodiversité. Les risques pour la santé humaine sont également préoccupants : selon plusieurs études, ce produit pourrait perturber le développement cérébral, particulièrement chez les jeunes enfants et les fœtus. En outre, l’acétamipride est persistant dans l’environnement, contaminant les nappes phréatiques et s’infiltrant dans la chaîne alimentaire.
« Nous ne consentons pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme. Nous ne consentons pas à l’empoisonnement silencieux de nos sols et de notre eau », affirment les opposants à ce projet, une opinion largement partagée tant par les citoyens que par des experts en environnement.
Avec plus de 180 000 signatures, la pétition a franchi le seuil des 100 000, ce qui lui permet d’être hébergée directement sur le site de l’Assemblée. Si elle atteint 500 000 signatures, cela obligerait les députés à examiner le texte, un enjeu crucial pour la santé publique et la protection de l’environnement.
Cette mobilisation citoyenne illustre une prise de conscience croissante des dangers que représentent certains pesticides pour notre santé et notre planète, et appelle les décideurs à écouter les préoccupations de la population.







