Les hausses récentes des prix des carburants ont des répercussions significatives sur le budget de certaines associations en Côte-d'Or. Avec des prix du SP95 atteignant 1,93 € et ceux du gazole pouvant grimper jusqu'à 2,21 €, la situation devient critique. De plus, des stations-service souffrent de ruptures de stocks, exacerbant les difficultés d'approvisionnement. Ces augmentations sont en grande partie attribuables à la guerre au Moyen-Orient, bien que de récentes discussions de cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis offrent un espoir de stabilisation.
Patrick Pétot de Min, président de la Protection Civile du département, souligne l'impact des coûts accrus sur les dépenses de l'organisation. Avec une vingtaine de véhicules dont la majorité fonctionnent au gasoil, les frais opérationnels augmentent. "Nous sommes obligés d'ajuster nos déplacements pour réduire les coûts," déclare-t-il, ajoutant qu'ils prévoient un surplus de dépenses estimé à 500 euros par mois.
Emmaüs face à la pression économique
Bernard Quaretta, 83 ans, président d'Emmaüs Côte-d'Or, constate aussi une pression accrue sur son organisme. Le coût pour remplir leurs citernes a presque doublé, passant de 5.000 à 12.000 euros. "Cette crise nous oblige à trouver des solutions économiques sans compromettre notre mission," explique-t-il. Malgré les défis, il n'envisage pas d'annuler de missions, mais plutôt de rationnaliser les transports.
Les deux associations utilisent actuellement des stratégies pour alléger l'impact financier, telles que l'électrification de leur flotte et l'installation de panneaux photovoltaïques pour réduire leur dépendance au pétrole. Cependant, toutes les associations ne subissent pas le même degré de pression. Certaines rapportent des fluctuations sans conséquences majeures sur leurs activités. Cela illustre un tableau contrasté sur comment la crise des carburants affecte différemment les acteurs de l'économie sociale dans la région.







