La cour d’assises de Haute-Saône a prononcé, le jeudi 28 mai 2026, une peine de 25 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Mireille Hennequin, 61 ans, pour le meurtre de son ancien compagnon, Jean René Imouza Ichiza. Ce procès a révélé une tragédie survenue en janvier 2024 à Vesoul, où lors d'une dispute, l'accusée a poignardé son ex-conjoint à sept reprises. L'avocate générale avait requis une peine de 30 ans de réclusion, accompagnée de 18 ans de sûreté.
Les événements tragiques se sont déroulés le 11 janvier 2024, lorsque la tension entre les deux ex-compagnons a conduit à une violente altercation dans l'appartement de la victime. Selon les éléments présentés lors du procès, les deux individus s'étaient échangé des coups avant que Mme Hennequin ne prenne un couteau pour infliger des coups mortels. L'homme a succombé à une hémorragie massive après avoir été touché au thorax, selon les résultats de l'autopsie.
Une défense basée sur la légitime défense
Mireille Hennequin, ayant un passif judiciaire comprenant 18 mentions, a cherché à justifier son geste en plaidant la légitime défense. Son avocate, Emilie Breitner, a soutenu que l'accusée avait agi en réaction aux violences qu'elle prétendait subir. Les éléments de preuve incluaient une vidéo capturée par une caméra de sécurité dans l'appartement, ce qui a joué un rôle crucial dans le déroulement du procès.
Julien Vernet, l'avocat des parties civiles, a indiqué que cette vidéo fournit une représentation claire des faits. Il a précisé que la victime était un homme dont le caractère bienveillant était bien connu, et a souligné le comportement indésirable de l'accusée, qui, après avoir porté des coups de couteau, aurait craché sur lui tout en proférant des insultes raciales. "Ce crachat est un acte révoltant, symbolisant un mépris total pour l'autre", a-t-il ajouté.







