Pour s'opposer à la fermeture d'une classe prévue pour la rentrée 2026, des parents d'élèves de l'école élémentaire de Montchapet à Dijon ont décidé de publier une annonce sur leboncoin. Cette initiative originale, révélée le 25 juin, vise à attirer l'attention sur les conséquences d'une décision qu'ils jugent injuste, rapporte France 3 Bourgogne Franche-Comté.
Une fausse annonce pleine d'humour
Dans leur annonce humoristique, les parents déclarent : "Vends classe élémentaire suite à décision administrative non fondée. Classe meublée et pleine de vie. Disponible dès septembre 2026". En ajoutant que l'établissement dispose "d'élèves motivés et curieux, d'un enseignant investi", cette annonce a circulé sur la plateforme de petites annonces à la date de sa publication.
À 150 000 euros, ils mettent en avant l'environnement éducatif favorable et concluent avec une note sarcastique, mentionnant un "DPE Z, inutilisable en période de canicule".
"On veut faire un maximum de bruit"
Cette démarche met en lumière la suppression d'une classe sous prétexte de la baisse d'effectifs. Un parent explique : "Nous avons seulement onze élèves en moins. Si cette classe ferme, les niveaux inférieurs seront particulièrement touchés, et cela va créer des classes à double niveau." Selon les familles, cette annonce décalée vise à susciter un débat sur une situation qu'elles jugent problématique.
La mobilisation ne s'arrête pas là : tout au long de la matinée, les parents se sont rassemblés devant l'école pour faire entendre leur voix. "Nous avons été soutenus par des élus locaux, y compris la députée Océane Godard. Nous ne comptons pas abandonner notre cause", insiste un parent.
L'espoir d'un revirement de situation
Les familles craignent également des répercussions pour l'ensemble de l'établissement, arguant que réduire le nombre de classes à neuf pour 234 élèves n'est pas une solution viable, surtout pour le personnel éducatif et les accompagnants d'élèves en situation de handicap. La décision finale concernant la fermeture de la classe sera discutée lors d'une réunion prévue le 29 juin. En attendant, les parents continuent de faire pression dans l'espoir d'inverser la décision.







