Dans un contexte de canicule intense, un TGV Bâle-Paris a connu un véritable cauchemar, avec un retard de six heures en raison d'une panne mécanique. Les voyageurs sont arrivés à Paris aux premières heures de la matinée après une attente interminable, et la SNCF s'engage à offrir une « compensation exceptionnelle ».
Cette mésaventure est d'autant plus préoccupante qu'elle survient alors que le thermomètre frôle les 40°C. Comme le souligne Le Figaro, les conditions de voyage semblent devenir de plus en plus aléatoires : « Prendre le train par forte chaleur, c'est presque jouer à la roulette russe ».
Le calvaire a commencé alors que le train a rencontré une avarie près de Dijon. La SNCF a précisé que cet incident n'était pas lié aux fortes températures, mais après plusieurs vérifications, le retard s'est étendu. De plus, plusieurs passagers ont ressenti des malaises, probablement aggravés par la défaillance de la climatisation dans une des rames. Un voyageur a exprimé son indignation, comparant l'intérieur du train à un sauna : « On ne pouvait plus respirer, il était insupportable de transpirer ainsi. Comment les personnes âgées ont-elles pu supporter ça ? »
Finalement, en déplaçant les passagers vers la rame climatisée, la SNCF a rencontré un autre problème : il n’y avait pas assez de sièges disponibles, laissant plusieurs voyageurs contraints de terminer leur voyage debout. Une usagère a partagé son expérience : « J’ai mal au dos, c’était difficile de rester debout ».
La SNCF a depuis reconnu la situation inacceptable, promettant des compensations qui incluront « au minimum le remboursement des billets ». Néanmoins, ce retard est symptomatique d'une problématique plus large concernant la fiabilité du service ferroviaire en période de forte chaleur. Jean Castex, PDG de la SNCF, avait déjà alerté sur les risques liés à la chaleur, incitant les voyageurs vulnérables à éviter de prendre le train.
Les incidents ne se cantonnent pas qu'à cette ligne : d'autres TGV dans le pays ont également accumulé des retards significatifs en raison de pannes et de problèmes d'alimentation électrique accentués par les températures élevées. Des passagers d'une ligne Ouigo Paris-Toulouse ont même dû quitter leur train immobilisé et terminer leur trajet à pied, éprouvant encore une fois la résilience des usagers face à une situation de plus en plus fragile.







