Une double peine semble frapper les voyageurs allemands. En plus de subir une ponctualité devenue déplorable avec seulement 60 % de trains à l'heure, ils devront bientôt renoncer aux frites, ce classique accompagnement du currywurst, emblématique de la gastronomie locale.
Comme le rapporte Tagesschau.de, c'est la réfrigération défaillante qui pose problème : les congélateurs des voitures-restaurant sont jugés trop polluants. Un règlement européen, le F-Gaz 2024/573, entré en vigueur cette année, impose l'arrêt des équipements émettant des gaz à effet de serre fluorés. L'Agence fédérale allemande pour l'environnement vise à réduire progressivement l'utilisation des hydrofluorocarbures (HFC), avec l'objectif d'une élimination d'ici 2050. De ce fait, la Deutsche Bahn (DB) n'a d'autre choix que d'arrêter l'usage de ces vieux systèmes de refroidissement, ce qui mène à une fin programmée des frites à bord.
Adieu à la bière pression
Dans ce contexte, la DB semble saisir l'opportunité pour simplifier sa chaîne de froid. Mais compte tenu de ses priorités budgétaires axées sur le renouvellement d'un réseau vieillissant, l'avenir des frites dans les menus demeure incertain.
Cette année, ce n’est pas seulement la frite qui disparaît : les passagers ont également dit adieu à un autre incontournable de leur culture gastronomique. Selon Tagesschau.de, la DB a décidé de cesser de proposer de la bière pression sur ses trains, un changement sans rapport avec des règlements européens, mais plutôt en réponse à l'évolution des préférences des consommateurs.
Avec une consommation de bière pression tombée de 50 % en 2010 à seulement 15 % aujourd'hui, il ne fait aucun doute que les goûts se diversifient, et la DB justifie sa décision par cette tendance, en offrant désormais une sélection de sept bières en bouteille à bord.







