En tant que seule entreprise française du classement, Mistral a atterri en dernière position. Ce mardi, le Future of Life Institute (FLI) a publié son classement semestriel, dans lequel Mistral apparaît à la neuvième place, devancé par des entreprises comme le Chinois Deepseek ou l'Américain xAI. En tête du classement se trouvent des géants américains comme Anthropic, suivi par OpenAI, Google DeepMind et Meta.
Le classement du FLI repose sur l'évaluation d'un panel de chercheurs et d'experts, utilisant des données publiques et des informations fournies par les entreprises. Les critères incluent l'évaluation des risques et les mesures de sécurité, notamment la capacité des modèles à éviter d'être détournés pour des usages nuisibles.
Méthodologie inadaptée
Mistral critique vigoureusement la méthodologie de classement. Pour l'entreprise, le système est inadapté, étant principalement orienté vers des modèles dits « fermés » qui ne partagent ni leur code ni les détails de leur entraînement. "Nos modèles sont ouverts, permettant une personnalisation par l'utilisateur. Ce classement semble donc défavoriser ce type de modèles, " a déclaré Mistral en réponse à l'AFP.
Des experts, comme Max Tegmark, président du FLI, évoquent que l'Europe est traditionnellement à l'avant-garde en matière de sécurité de l'IA. Il a cependant exprimé sa déception quant à la réponse de Mistral au questionnaire soumis, soulignant l'importance de la conformité aux règlements européens, en vigueur depuis mars 2024. Mistral, de son côté, affirme respecter toutes les normes en vigueur.
"Traditionnellement, l'Europe est aux avant-postes en matière de sécurité de l'IA, avec tout leur travail sur le règlement européen"
Ce débat met en lumière les défis auxquels les start-ups européennes sont confrontées face à des géants américains qui dominent le marché. La capacité de Mistral à naviguer ces eaux contestées sera cruciale pour son avenir dans l'écosystème de l'intelligence artificielle.







