Dans une vidéo diffusée sur X, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que l’armée américaine ne rendrait plus obligatoire la vaccination contre la grippe pour ses soldats. Cette décision vise à répondre à des critiques selon lesquelles les exigences vaccinales diminuent les capacités opérationnelles. Hegseth a désigné cette politique comme «abusive» et «excessive», soulignant que les militaires devraient avoir la liberté de choisir leur vaccination.
«Il est essentiel de restaurer la liberté des forces armées», a-t-il affirmé, ajoutant que «votre corps, votre foi et vos convictions ne sont pas négociables». Hegseth justifie ce changement en rappelant les conséquences de l’épidémie de Covid-19, où plus de 8000 militaires ont été renvoyés après avoir refusé le vaccin. Il décrit cette période comme un «choix tragique entre la conscience et le service».
Depuis 1945, la vaccination antigrippale était imposée afin de contrer des menaces biologiques potentielles, surtout après une pandémie dévastatrice qui a touché les troupes entre 1918 et 1920. Hegseth met désormais l'accent sur le droit des militaires à décider pour leur santé.
Cette décision a provoqué des critiques, comme celle de Jason Crow, parlementaire démocrate du Colorado, qui a qualifié cette mesure d’«irresponsable» et a exprimé ses craintes sur son impact sur la préparation militaire. En outre, le docteur Riccardi, ancien militaire et responsable de la politique de santé à l’Université George Washington, a qualifié cette décision de «grave erreur de jugement», avertissant que la vaccination est cruciale pour maintenir une force opérationnelle efficace, surtout dans des environnements où la contagion se propage rapidement.
Des réactions assemblées sur cette mesure révèlent une division croissante sur le sujet au sein des élites militaires. Par ailleurs, Washington Post rappelle qu’en tant que président, Donald Trump avait également souligné l’importance de la vaccination contre la grippe, suggérant que sa présence sur le marché des vaccins éveille des préoccupations plus larges vis-à-vis de la santé publique. Cela dit, la campagne de vaccination anti-Covid lancée par l’administration Biden avait exacerbé des tensions déjà existantes au sujet de la confiance dans les vaccins.
En résumé, avec cette nouvelle direction, la question de la vaccination dans l’armée américaine est désormais plus complexe que jamais, mêlant enjeux de santé publique et libertés individuelles, comme l'ont noté divers experts et observateurs du débat public.







