Les États-Unis ont exprimé leur opposition, jeudi 30 avril, suite à l'interception par l'armée israélienne d'une flottille pro-palestinienne au large de la Crète. L'administration Trump a dénoncé cette initiative comme étant à portée politique, tout en avertissant contre tout soutien logistique ou diplomatique à cette opération maritime.
Dans une déclaration, le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott, a souligné que "les États-Unis condamnent la flottille, une initiative pro-Hamas qui constitue une tentative infondée et contre-productive visant à saper le plan de paix du président Trump." Il a également appelé les alliés des États-Unis à "prendre des mesures décisives contre cette manœuvre politico-inutile en interdisant l'accès aux ports, l'accostage, ainsi que le départ et le ravitaillement des navires impliqués dans la flottille".
Sanctions potentielles pour ceux qui soutiennent la flottille
Washington a laissé entendre qu'il pourrait "recourir aux moyens à sa disposition" pour actionner des sanctions contre "ceux qui apportent leur soutien à cette flottille pro-Hamas". D'après les autorités israéliennes, les militants interceptés seront redirigés vers la Grèce plutôt qu'Israël. Cette opération s'inscrit dans la lignée de la Flottille mondiale Sumud de 2025, au cours de laquelle plusieurs centaines de participants, dont des personnalités comme Greta Thunberg et Rima Hassan, avaient été arrêtés puis expulsés après leur transfert en Israël.
Les organisateurs de la flottille affirment que leur objectif est de contourner le blocus de Gaza pour fournir une aide humanitaire à ce territoire palestinien, dont l'accès demeure strictement limité malgré un fragile cessez-le-feu depuis octobre entre Israël et le Hamas.







