Paris (France) – Ce mardi, la Bourse de Paris affiche une légère progression, se réjouissant des résultats enthousiastes de Kering, qui influencent positivement le secteur du luxe, en attendant des données économiques cruciales aux États-Unis.
Auparavant, vers 9H40 (heure de Paris), le CAC 40 gagnait 0,24%, atteignant 8.343,59 points, soit une hausse de 20,48 points. Ce lundi, l’indice avait déjà connu une légère hausse de 0,10%, à 8.281,61 points.
Le CAC 40 se rapproche de son sommet historique atteint en janvier (8.396,72 points). Selon Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets, "les investisseurs réorientent leur attention sur les résultats des entreprises et les indicateurs économiques après des fluctuations sur les marchés des métaux précieux et des cryptomonnaies".
Les résultats de Kering, qui ont vu son action grimper de 10,88% à 287,95 euros en milieu de matinée, jouent un rôle central dans cette dynamique, effaçant une grande partie des pertes accumulées depuis le début de l'année.
Dans le sillage de Kering, d'autres géants du luxe tel qu'Hermès gagnent 2,12% et LVMH 0,56%. Un analyste de RBC Capital Markets souligne que "la croissance du chiffre d'affaires au quatrième trimestre a surpassé les attentes, notamment avec un chiffre d'affaires de 3,9 milliards d'euros, légèrement au-dessus du consensus".
Les analystes saluent également la performance améliorée de Gucci, marque phare du groupe, qui peinait ces derniers mois.
Les investisseurs gardent un œil sur la publication des ventes au détail aux États-Unis pour décembre, prévue vers 14H30 (heure de Paris). D’autres indicateurs suivront, comme les chiffres de l'emploi et ceux de l'inflation aux États-Unis, qui pourraient influencer les anticipations sur la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).
Patrick Munelly, analyste chez Tickmill Group, déclare : "Une inflation et une activité faible pourraient inciter la Fed à abaisser ses taux d'intérêt, ce qui serait positif pour les actions".
En parallèle, une grève chez Ubisoft (qui progresse de 8,71% à 4,67 euros) a été annoncée par les syndicats, qui dénoncent un plan de réduction de coûts de 200 millions d'euros sur deux ans, s'ajoutant aux 300 millions d'euros déjà réalisés depuis 2023.
Le groupe, en proie à des difficultés financières et affecté par plusieurs lancements de jeux mitigés, a vu son action chuter de près de 95% au cours des cinq dernières années.







