Marine Le Pen a décidé de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 et a choisi de se pourvoir en cassation. Cette annonce suscite des réactions variées parmi les personnalités politiques d’Indre-et-Loire.
Condamnée à une peine d'un an de prison fermes, Marine Le Pen a fait l'annonce de sa candidature lors du journal de 20 Heures sur TF1 le mardi 7 juillet 2026. La Nouvelle République a interrogé plusieurs élus d’Indre-et-Loire afin de recueillir leurs avis sur ce choix.
Laurent Baumel, député PS de la 4e circonscription d’Indre-et-Loire a commenté : « Elle a le droit de se présenter et nous la combattrons, elle et ses idées. Ce sera comme avec Jordan Bardella, un profil différent mais avec des visions similaires. Je ne me prononcerai pas sur qui est mieux entre ces deux candidats. En ce qui concerne la décision de justice, je préfère ne pas m'y engager. »
Daniel Labaronne, député macroniste de la 2e circonscription, a déclaré : « Qu'elle se présente ne change rien à sa condamnation. Nous évoluons dans un État de droit, et elle a le droit de se pourvoir en cassation. Toutefois, cette situation a divisé l'opinion publique – pour certains, elle est devenue une martyre, tandis que d'autres la perçoivent comme ayant abusé des fonds européens. Au final, ses supporters voteront pour elle, et son recours pourrait lui permettre de clamer son innocence, mais la tache sur son image persistera. »
Jean-Gérard Paumier, sénateur LR d’Indre-et-Loire, a souligné : « Je laisse la décision de la cour d’appel de côté et reconnais le droit de Marine Le Pen de se pourvoir en cassation. Cependant, il est impératif que les autres candidats à la présidentielle sachent que les solutions proposées par le RN ne répondent pas aux préoccupations actuelles du pays. »
Vincent Louault, sénateur Horizons d’Indre-et-Loire, a partagé : « Que Marine Le Pen ou son acolyte soient candidats est peu de chose pour moi. Je préfère me concentrer sur la fourniture de réponses adéquates à mes concitoyens, car nos faiblesses politiques renforcent le RN. »
François Lafourcade, conseiller départemental écologiste du canton de Tours 2, a livré son inquiétude : « C’est choquant. On a l'impression qu'elle se considère au-dessus des lois. Le RN a souvent exigé des élus qu'ils soient irréprochables, mais cela semble aller à l'encontre de cette exigence. J’aimerais qu’elle prenne l’initiative de démissionner de son mandat de députée européenne. »
Marie Quinton, adjointe au maire de Tours et membre de LFI, a déclaré : « Contradiction dans ses déclarations, Marine Le Pen se présente après avoir été condamnée. Toutefois, je rappelle que la véritable lutte contre l’extrême droite se joue lors des élections, pas dans les tribunaux. J’invite tout le monde à se mobiliser avec nous pour soutenir Jean-Luc Mélenchon en 2027. »
Contacté pour donner son avis, Joffrey Pointlane, délégué départemental du RN d’Indre-et-Loire, a choisi de ne pas s'exprimer, tout comme Nadège Arnault, présidente du conseil départemental, et Fabrice Boigard, président des Républicains (LR) de Touraine.







