Une onde de choc a traversé la classe politique française après la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), au cœur de la tourmente suscitée par l’affaire Epstein. Les responsables politiques, de tous bords, ont exprimé leur accord sur la nécessité de cette décision. Pour Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, cela a été "la seule décision possible". Elle a ajouté qu'une question morale se posait clairement dans cette situation. "Il était grand temps que cela se produise".
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a également souligné l'importance de l'exemplarité et de la responsabilité, estimant que les puissants devaient répondre de leurs actes. Jack Lang, figure emblématique du Parti socialiste et ancien ministre de la Culture, a donc choisi de quitter ses fonctions sous la pression, non seulement du gouvernement, mais aussi du public. Le nom de Lang a été mentionné à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein, ce qui a alimenté les controverses et les appels à sa démission.
Des liens troublants et une pression grandissante
L’ancienne star politique a révélé qu’il était sous pression pour protéger l'image de l'institution qu'il dirigeait. L’Élysée a pris acte de sa démission, reconnaissant ainsi la gravité de la situation. Sur LCI, Michel Barnier a déclaré considérer cette démission comme "absolument nécessaire", mettant en avant le risque de sentiment d’impunité parmi les puissants.
Sandrine Rousseau, députée écologiste, a critiqué Lang, affirmant qu'il aurait dû démissionner plus tôt. Sébastien Chenu, vice-président du RN, a quant à lui exprimé que cette décision était tardive mais nécessaire. "Il a peut-être fraudé l’impôt", a-t-il indiqué.
Malgré l'absence de charges formelles, l'ouverture d'une enquête préliminaire par le Parquet national financier sur des accusations de "blanchiment de fraude fiscale aggravée" à l'encontre de Lang et sa fille Caroline renforce la pression sur lui. Ce faisant, il fait face à des révélations qui risquent de ternir encore davantage son image politique.
Pour conclure, alors que la saga Epstein continue de secouer les fonds marins de la politique française, l’affaire Jack Lang met en lumière des enjeux de responsabilité et d’éthique dont le dénouement reste à surveiller attentivement.







