La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a exhorté mercredi les femmes qui auraient été victimes dans le cadre de l'affaire Epstein à "se manifester et à se tourner vers la justice". Cette déclaration fait suite à l'implication d'un diplomate français dans ce dossier délicat.
Maud Bregeon a exprimé que "toute la lumière doit être faite sur cette affaire effroyable et tentaculaire", soulignant l'importance du travail de la justice pour faire émerger la vérité.
La diffusion, fin janvier, de millions de documents supplémentaires en lien avec Jeffrey Epstein, homme d'affaires devenu tristement célèbre pour ses crimes sexuels, a provoqué une onde de choc mondiale. Nombreux sont les noms de personnalités publiques qui y figurent.
Parmi eux, celui de Fabrice Aidan, un diplomate français, a été cité à plusieurs reprises. Selon des rapports obtenus par l'AFP, il a entretenu des échanges par courriel avec Epstein durant plusieurs années, même après la condamnation de ce dernier.
D'après des investigations menées par Mediapart et Radio France, Aidan aurait fourni à Epstein des informations diplomatiques pertinentes ainsi que des connexions à son réseau international.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé son indignation face à ces révélations, se disant "effaré" par les implications de ces nouvelles. Actuellement, Fabrice Aidan est "secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles". Il a été suspendu de son poste au sein d'Engie suite aux nouvelles de son implication dans cette affaire, selon des sources internes.
Il est important de noter qu'une mention dans les communications d'Jeffrey Epstein ne sous-entend pas forcément qu'un acte répréhensible ait été commis, mais l'ombre de cette affaire reste omniprésente et interrogative dans la sphère publique.







