Une mère de famille ayant placé ses deux filles chez une assistante maternelle a lancé l'alerte en 2024, selon les informations d'ICI Bourgogne. Cette assistante maternelle, basée à Talant, en Côte-d'Or, a été reconnue coupable de privation de soins, entraînant une peine de deux ans de prison avec sursis.
Les faits se sont étalés entre 2019 et 2024. C'est la situation inconfortable de la plus jeune des deux filles qui a éveillé les soupçons de ses parents. Bien que régulièrement informés des activités au relais d'assistance maternelle, ils remarquent l'absence de leur cadette sur les photos de groupe, provoquant l'inquiétude des parents.
Des enfants laissés sans surveillance
Mathilde, une autre mère, a découvert que son fils avait subi le même traitement. « On a laissé notre enfant chez elle, pensant qu'il était au relais, alors qu'il n'y était pas inscrit », raconte-t-elle à ICI Bourgogne. Les enfants étaient parfois laissés seuls, témoignant de négligences alarmantes, avec des enfants enfermés dans des pièces insonorisées.
Des recherches menées ont révélé que l'assistante maternelle gardait jusqu'à sept enfants par jour, dépassant la capacité maximale autorisée. Ses justifications au tribunal, incluant un usage de caméra de surveillance, ont été jugées insuffisantes. « Elle a même déclaré que laisser des bébés seuls était acceptable, car ils dorment tout le temps », a rapporté l'un des avocats des familles.
Finalement, l'assistante maternelle a été condamnée à deux ans avec sursis, ainsi qu'à une interdiction d'exercer pendant dix ans. De plus, elle devra verser 2 000 euros à chaque famille pour le préjudice moral subi, une mesure mise en lumière par des experts du domaine qui soulignent l'importance de la sécurité en matière de garde d'enfants.







