Une récente mise à jour de la carte nationale d’exposition au retrait-gonflement des argiles a été officialisée par le ministère de la Transition écologique le 9 janvier dernier, selon France Inter. Le rapport révèle que 55 % du territoire métropolitain est désormais exposé à un risque de sécheresse, impactant 60 % des maisons individuelles en France.
En effet, cette proportion a augmenté de 7 points en seulement cinq ans. Cela souligne l’importance du risque de sécheresse qui contribue au phénomène de RGA, ce dernier entraînant le retrait des sols argileux et leur gonflement lors du retour d’humidité.
Des régions plus touchées
Si l’ensemble de la France est concerné, certaines régions comme le Centre-Val-de-Loire, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Auvergne-Rhône-Alpes se distinguent par un risque accru. Ainsi, 12 millions de maisons individuelles se trouvent actuellement en zone à risque moyen ou élevé.
Les conséquences de ce phénomène sont préoccupantes, car les fissures générées dans les structures peuvent rendre les logements inhabituels, entraînant des coûts de rénovation considérables.
Règles et fonds de prévention
Face à ce constat, des réglementations spécifiques encadrent les nouvelles constructions dans les zones à risque, et ces règles seront élargies au 1er juillet 2026. Les logements existants, construits sur des fondations insuffisantes, posent cependant un défi majeur. Pour faire face à cette problématique, l’État a lancé un fonds de prévention argile dans onze départements. Ce dispositif, plafonné à 17 000 euros par foyer, vise à financer des diagnostics et des travaux de prévention. Un simulateur d’éligibilité est à disposition pour aider les usagers à s'informer.







